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Au lendemain de l’adoption de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU), à l’initiative du gouvernement de Lionel Jospin, en 2001, le maire de Gradignan de l’époque, non démenti par l’actuel, avait mené la charge, en plein conseil municipal, contre cette « loi inique, loi socialiste » (sic) qui imposait aux communes, telle Gradignan, la construction en vingt ans de logements sociaux à concurrence de 20% de son parc d’habitation…
Aujourd’hui, c’est le Président de la République lui-même, dont on sait qu’il n’est pas de gauche, qui exhorte les communes à remplir l’obligation de la loi sous peine de sanctions financières lourdes.
Mettra-t-on autant de véhémence au château de Laurenzane à dénoncer le « diktat » chiraquien qu’on en avait mis, il y a peu, à vilipender une loi votée par la gauche ?
Texte publié dans le Journal Gradignan ma Ville n° 12, janvier-février 2006