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Petite mesquinerie d’un jour d’élection

mardi 1er mai 2007.

Rappelons tout d’abord comment sont constitués les bureaux de vote : ils sont composés d’un président (élu de majorité municipale), d’un vice-président (élu de la majorité ou de l’opposition) et d’assesseurs. Les assesseurs sont des citoyens bénévoles qui souhaitent contribuer à la vie démocratique, ils peuvent avoir été proposés par les partis politiques. Ainsi, à Gradignan le parti socialiste propose à chaque élection une trentaine de militants pour remplir la fonction d’assesseur titulaire ou suppléant. Rien jusque-là que de très normal.

Il revient à la municipalité d’organiser la répartition des élus dans les 16 bureaux des cinq centres de vote (à Toupiac, Saint-Géry, Lange et Malartic et Cayac). La logique voudrait que cette répartition se fasse en tout impartialité, en tenant compte si possible des souhaits des élus, par exemple pour qu’ils tiennent le bureau de vote de leur quartier.

Mais il n’en est rien à Gradignan : si cette logique paraît s’appliquer aux élus de la majorité (qui se retrouvent en général dans leur quartier), une règle étrange semble prévaloir pour les élus de l’opposition, qui consiste à les placer n’importe où, mais surtout pas dans leur quartier !

Ne croyons pas qu’il s’agisse simplement de boucher les trous : M. X. peut être dans le bureau du quartier de Mme Y., qui est, elle dans le bureau du quartier de M. Z. Et le hasard n’y est pour rien : à chaque scrutin, le jeu des chaises musicales se reproduit…

Quel est l’enjeu pour M. Labardin ? Il s’agit sans doute de réduire la « visibilité » des élus de l’opposition, en évitant qu’ils soient au contact des citoyens qu’ils fréquentent au quotidien. Dimanche dernier, un élu majoritaire « de base », à qui je faisais part de ce triste constat semblait, de toute bonne foi, le découvrir. J’ai même cru comprendre qu’il jugeait cela regrettable…

Denys Breysse