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Les régimes totalitaires n’ont jamais lésiné sur la retouche de photos, pour en faire disparaître des personnes en disgrâce ou, au contraire, rajouter les visages de personnes absentes.
Qui croirait que la pratique concerne notre ville, en 2009 ?
Anne Banvillet, élue de l’opposition, assistait récemment à une inauguration d’exposition organisée par l’atelier des peintres. Sollicitée pour une photographie collective par le pigiste du Journal Sud-Ouest, elle rassembla les artistes présentes, et deux photos furent prises. Les images étaient parfaites.
Quelle ne fut pas sa surprise quand l’article parut : on ne distinguait plus que le pan de son manteau. Miracle du numérique, l’image avait été recadrée et la seule élue visible appartenait à la majorité... La pratique n’est-elle que ridicule ou suggérez-vous d’autres qualificatifs ?
La pratique inverse existe aussi, comme vous pourrez le vérifier en examinant attentivement la photographie du Conseil Municipal qui orne la dernière page du Journal Municipal Ensemble : plusieurs visages ont été rajoutés, les personnes concernées n’étant pas là au moment de la prise de vue. Cela part sans nul doute d’un bon sentiment, mais il aurait cependant été naturel de les informer (et je vous garantit que cela n’a pas été le cas, au moins pour une d’elles...).