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Notre lettre est restée sans réponse, signe du peu de considération dans lequel M. Labardin tient les élus qui ne sont pas de sa majorité. Pour prendre à témoin l’ensemble des gradignanais et alimenter le débat sur la requalification du bourg, nous donnons donc aujourd’hui à notre missive le caractère d’une lettre ouverte.
« Dans l’hypothèse [d’aménagement retenue par M. le Maire], la partie nord de la place de l’Eglise est conservée en parking. La conséquence est que les commerces situés sur ce même côté de la place se trouvent isolés du parvis commercial dégagé sur la partie sud [...]. Or, ce côté nord de la place est commercialement le plus actif.
La solution, pour donner à la place continuité et unicité, et rattacher davantage à elle l’activité commerciale, y compris celle de la Villa Saint Pierre, serait d’y supprimer tout stationnement automobile. L’ensemble du parking actuel pourrait être transporté sur le terrain que libérera le déménagement de la maison de retraite ’La clairière’.
On peut envisager, en sus, la création d’un parking derrière l’église, tel que présenté dans une autre hypothèse d’aménagement. Autre avantage de libérer la place de tout stationnement, [...l’entrée et la sortie du parking sur la place...] sont susceptibles de créer un fort ’conflit d’intérêt’ entre les automobilistes qui contourneront la place et ceux qui voudront accéder ou sortir du parking.
Un des objectifs de la restructuration est de dissuader la circulation de transit dans le centre-ville. Celle-ci se reportera, au moins en partie, sur le ’tour de ville’. La requalification de ce dernier accroîtra certes la sécurité, sans réduire pour autant les flux, d’autant que la circulation automobile est appelée à se développer dans les années à venir.
Une étude d’impact de la transformation du centre sur la circulation périphérique à Gradignan est sans doute nécessaire, avant que ne soit donné corps à cette transformation [...]. Il serait dommage que la restructuration du centre-ville à laquelle chacun souscrit ne crée plus de difficultés qu’elle n’en résolve. »