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Peut-être l’avez-vous appris par le journal Sud-Ouest (23/10/02) ? Lors de la dernière réunion du Conseil Municipal, nous avons quitté la salle afin de protester. Objet du conflit, la place qui nous est réservée par la droite dans le journal Ensemble.
La loi Vaillant, dite de "démocratie de proximité", stipule que lorsqu’une commune de la taille de la nôtre diffuse un bulletin d’informations générales, un espace est réservé à l’expression des conseillers municipaux n’appartenant pas à la majorité municipale. La majorité a décrété que nous n’aurions droit qu’à 1/7 de page seulement (14 %). Or, nous avons obtenu 43 % des voix lors des dernières élections. Nous serions donc en droit de disposer d’une surface d’expression nous permettant de représenter les 43 % d’entre vous qui nous ont fait confiance. De plus, M. le Maire et son équipe s’arrogent les 6/7 (86 %) de cette page, sans compter le reste du journal alors que la loi précise : un espace est réservé à l’expression des conseillers municipaux n’appartenant pas à la majorité municipale. De ce fait, son groupe ne devrait pas disposer d’espace d’expression politique particulier, d’abord parce que la loi ne le prévoit pas, ansuite parce qu’il proclam à qui veut l’entendre qu’il est apolitique, enfin parce que ce journal est sa vitrine depuis de longues années.
Tempête dans un verre d’eau, direz-vous ? Tout cela pour quelques centimètres carrés ! Précisément, s’il s’agissait de si peu, pourquoi tant de mesquinerie de la part des élus de droite ? Mais la question est autre. Elle est de principe. Le fait d’être le plus grand nombre ne donne pas tous les droits à une majorité, et surtout pas celui d’écraser la minorité.
L’affaire n’est pas close. Nous saisissons le juge administratif pour que soit annulée cette décision abusive.
Pour autant, nous ne renonçons pas à occuper la petite place qui nous est faite dans Ensemble. Nous porterons ici, au fil des numéros, la critique de l’action de la majorité municipale. Nous présenterons aussi nos propres propositions. Mais, sachez-le, l’équipe en place nous impose un délai d’un mois entre le moment où nous lui fournissons notre texte et la publication du journal. Elle aura tout loisir d’apporter à nos propos, dans le même numéro, sa contradiction.
Evidemment, la réciprocité sera impossible.