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Le schéma de 1997 identifiait déjà la Gironde comme un département de tout type de passage. Le schéma 2003 prévoit sept aires de grands passages sur le département mais il ne prescrit pas les équipements. Sept ans après, en 2010, seulement trois aires de grands passages sont réalisées sur les sept prévues alors que sur le terrain les mouvements de la population du voyage se modifient depuis 2009 : on note qu’il y a moins de grands passages mais que le nombre de caravanes se renforce en grappe autour de l’agglomération bordelaise. De 150/200 caravanes dans les grands passages on passe à 400 caravanes.
Aujourd’hui, en plus des terrains prévus au schéma 2003, l’intention dans le schéma 2011 est de renforcer le dispositif départemental par la prescription de 3 terrains supplémentaires plus une aire dite de grand rassemblement avec bien sûr une réglementation d’usage. A ce sujet, Monsieur le maire pouvez-vous nous dire si cette aire de grand rassemblement sera une aire équipée pour le séjour comme celle de grand passage ou simplement un terrain d’une surface suffisante pour le regroupement en journée ?
Il a fallu l’évènement d’août 2010, le blocage du Pont d’Aquitaine qui a tiré la sonnette d’alarme pour que la CUB et la Ville de Bordeaux s’investissent pour trouver et aménager une aire à Tourville (provisoire nous dit-on car destinée initialement à l’urbanisation). Cette aire, malgré l’aval des associations proches des gens du voyage ou leur représentant, a été boudée en 2011 par ceux-ci. Ont suivi les périples de l’été 2011, les caravanes à Bruges, à Mandavit (240 caravanes du 7 août au 15 août 2011), puis Eysines (200 caravanes), le stationnement de près de 3 semaines au campus (Village 5 entre Pessac et Gradignan), le parking du géant Casino en moins grand nombre…
Cette délibération en fin d’année 2011 est bienvenue et nous avons toujours pensé que toutes les questions d’identification de terrain, de gestion administrative et de mouvements de population sur le département et l’agglomération ne pouvaient être réglées localement par les communes. Sans doute cette demande de transfert de compétence à la CUB exprime t-elle, après deux étés à problème, l’urgence et la volonté de donner un coup d’accélérateur pour mieux adapter l’accueil à ces populations qui s’organisent naturellement en force face aux difficultés.
L’amélioration de l’accueil des gens du voyage sur les petites aires d’accueil comme pour les grands passages et le respect des schémas est un préalable pour qu’un dialogue s’améliore sur les droits et les devoirs de chacun. Peut-être alors les stigmatisations généralisées et les craintes des populations riveraines se modèreront-elles.
Anne Banvillet, Conseillère Municipale