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Anne-Marie Keiser, la conseillère générale socialiste du canton de Gradignan, a été désignée à l’unanimité par la section PS mardi soir pour partir à la conquête de la mairie du chef-lieu, détenue par Michel Labardin.
Expert-comptable et enseignante, cette élue fut fabiusienne « quand il pensait autrement », militante du "oui" au référendum européen, et « pro-Ségolène Royal à 150 % à la présidentielle », tout en confiant un penchant strauss-kahnien.
C’est pour elle une « presque » deuxième fois. Simple candidate en 1995, elle avait pris en 2001 la tête de la liste de gauche entre les deux tours des municipales, le résultat du premier ayant été plus que décevant (24 % des voix). « Les Verts avaient 12 %, nous étions remontés à 43,6 % au second tour. Je m’en souviens très bien parce qu’au même moment, le tableau des cantonales me donnait 53 % sur la commune », raconte Anne-Marie Keiser. Battue et élue le même jour : elle en a conclu que la commune n’est pas imprenable. D’autant que, également conseillère communautaire, elle estime que les sept années d’opposition et ses différents mandats ont donné « une très bonne connaissance des dossiers » à son équipe.
Premiers tracts. La campagne est déjà prête. Les affiches tirées, les premiers tracts seront distribués au marché de samedi. Une réunion publique est prévue le 23 octobre à Saint-Géry dès 20 h 30. « On part tôt, on est les challengers, on doit marquer le coup en terme de communication », explique-t-elle. En assurant : « Depuis 18 mois, je suis au travail avec un groupe d’une quinzaine de personnes pour élaborer la campagne ».
Ses thèmes : la démocratie participative, le développement durable et la solidarité.
Sa cible : la politique de Michel Labardin, « un maire sérieux, rigoureux, très présent, mais très coincé, inflexible, et ça lui causera du tort ».
Anne-Marie Keiser va faire « de vraies propositions de gauche », mais dans le style gradignanais, « car ici, on ne fera pas le grand soir ». Elle cite de « vrais conseils de quartier », un « vrai Conseil municipal de jeunes », une « vraie maison des associations », de « vraies délibérations soumises aux élus », de la démocratie par Internet (c’est sa mission au Conseil général), ou « un accueil à la hauteur pour les personnes âgées ».
La future liste est « pratiquement prête », y compris avec les places que le PS réserverait à d’éventuels alliés communistes ou Verts (les discussions ont commencé mardi aussi avec ces derniers). Après « la campagne va durer cinq mois, et je les consacrerai intégralement à ça », annonce Anne-Marie Keiser.