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Au cœur du débat communal

Texte publié dans Ensemble n° 257
mis en ligne le : lundi 12 septembre 2011.

Fort des lois votées par le parlement fin 2010, le gouvernement met la pression sur les élus locaux pour « boucler » le dossier de l’intercommunalité d’ici fin 2011, sans aucun débat démocratique.

Notre proposition pour construire un front commun des élus municipaux afin de rejeter dans sa globalité le schéma de coopération intercommunale présenté par le préfet et soumis à l’avis du conseil municipal le 27 juin 2011 n’a pas été entendue par les élus de la Majorité à Gradignan.

Après la suppression de la taxe professionnelle et son remplacement par des dotations d’Etat, gelées, et des taxes non pérennes, les collectivités territoriales vont avoir des difficultés à faire face aux engagements pris, à une demande sociale qui grandit. Ce coup de force, sans études financières, sans avis préalable des conseillers municipaux et de la population conduit à l’affaiblissement de la démocratie de proximité au bénéfice de la centralisation, sur fond de concurrence entre les territoires.

Avec ce projet, le gouvernement poursuit ses choix de baisse de la dépense publique et organise le transfert au privé des services publics locaux. Notre démarche au sein de l’institution communale avait pour but de souligner le rôle des élus pour engager des actions dans le respect de leurs missions publiques, s’appuyer sur la proximité communale garante d’une pleine démocratie, ouvrir le débat public. A l’opposé, le choix de la majorité s’inscrit dans la démarche générale des politiques publiques, dans la logique de la réforme des collectivités territoriales qui nous conduit à une rationalisation générale des ressources.

Si la majorité municipale trouve : « normal que les communes prennent part à l’effort de désendettement du pays », nous avons la confirmation de son acceptation de la « règle d’or » que l’on veut inscrire dans la constitution Française, elle consiste à propager l’idée d’une austérité inéluctable qui masque la faillite du système en place et présente la facture aux populations.

Comment, dans ces conditions, obtenir le tram à Gradignan, transformer le centre ville, développer les services publics de proximité qui appellent des investissements conséquents pour leur réalisation ?

En ce qui nous concerne nous n’avons pas renoncé au progrès social ; débattons-en et agissons ensemble !

Pierre Auzereau, conseiller municipal (PCF) pour les élus de l’Opposition (PS-Les Verts-PCF)