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Elle s’impose en raison du moindre soutien de l’Etat : les dotations versées à la commune progressent moins que l’inflation ce qui signifie un recul en valeur. La rigueur s’impose également compte tenu de la situation de nos finances : forte croissance de l’endettement jusqu’en 2008, fort accroissement de nos dépenses de fonctionnement, ces dernières années aussi.
La commune n’a donc pas de marge de manœuvre, parce que la gestion passée ne lui en donne aucune sauf à mettre nos finances, qui ne sont pas dans la meilleure des santés, dans un péril plus grand. Le désengagement de l’Etat ne peut être imputé à la Majorité. En revanche, elle est responsable de la situation délicate dans laquelle sa gestion passée a mis nos finances. Le budget 2009 fait le choix du désendettement entamé en 2008. On ne peut faire autrement. En 2009 la commune contractera moins d’emprunt qu’elle n’en remboursera. Cependant, à ce rythme qu’on peut difficilement accélérer, il faudra plusieurs exercices budgétaires pour ramener notre endettement à un niveau tel que la reprise de l’investissement redeviendra possible. En effet, au 1er janvier 2009, notre dette atteint encore 23,5 millions d’€.
Nous avons donc devant nous plusieurs années de difficultés que la réforme des finances locales risque d’aggraver. Notre endettement est parti pour être durable ; il interdit tout investissement significatif en 2009, et il l’interdira encore pour un certain nombre d’années. En revanche, nos dépenses de fonctionnement devraient augmenter en 2009 de 4,9% (soit 1 100 000 € supplémentaires).
Abstention et non pas approbation, car, précisément, en matière de maîtrise des dépenses de fonctionnement, on aurait pu faire mieux et alléger le recours à l’augmentation des impôts. La hausse du taux des contributions est de 1,5%. Elle vient s’ajouter à celles de même niveau (voire davantage) de 2002, 2004, 2006, 2008. Mais comme la majoration des bases sur lesquelles s’applique le taux de 2009 est de 2,5%, le prélèvement fiscal sur les contribuables de la commune sera, par un effet multiplicateur, nettement supérieur : 4%. Nous avons demandé à M. le Maire de s’engager sur la maîtrise des dépenses pour l’avenir. Comme il s’y est refusé, nous avons voté contre l’augmentation des impôts locaux.
Jean-Paul Jourdan (PS) pour les élus de l’Opposition (PS-Les Verts-PCF)