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La médiathèque continuera à mobiliser l’ensemble des efforts. Comme nous l’avons déjà indiqué dans ces pages, son financement n’est pas assuré ; les fonds européens espérés ne sont pas au rendez-vous. Il faudra donc trouver des ressources de substitution.
l’emprunt sera, donc, à nouveau sollicité en 2006. Ainsi, après avoir inscrit au budget un volume d’emprunt prévisionnel de 4,5 millions d’euros en 2005, ce sont à nouveau 3,07 millions qui seront souscrits en 2006 ;
l’autofinancement (excédent des recettes de fonctionnement sur les dépenses de fonctionnement) devrait davantage pouvoir subvenir au financement de l’investissement et donc de la médiathèque. Or, il sera en retrait de plus de 33% en 2006 du fait de la croissance des dépenses de fonctionnement dont certaines (communication, réceptions en tous genres...) ne sont pas forcément justifiées ;
reste la fiscalité. Nous assistons depuis quelques années à une véritable valse des taux à Gradignan, alors qu’aucun transfert de responsabilités nouvelles ne le justifie. Que l’on en juge : +2,08% en 2002, +2,59% en 2004 et +2% en 2006 (augmentation prévisionnelle).
Ainsi, en 2006, la médiathèque continue à paralyser les autres projets. Elle était indispensable, mais son coût n’est-il pas trop élevé ? En attendant, la maison de services publics et associatifs, pourtant annoncée à la fin de l’année 2003, est encore repoussée aux calendes grecques...
Anne-Marie Keiser