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Ainsi, au cours de ces deux années, les projets précédemment engagés se sont poursuivis (tel que le tramway) avec une montée en puissance des investissements. En 2005, pour la première fois, le budget de la CUB a dépassé le milliard d’euros. D’autres projets ont vu le jour. Les élus socialistes ont donné corps à leur priorité : le logement social. Des dossiers en attente ont été débloqués. Je pense notamment à celui du franchissement des écluses de Bordeaux-Nord par le tramway, à l’ultimatum lancé par le Président de la CUB sur l’Alimentation Par le Sol (APS) qui a enfin trouvé un écho. Je pense aussi à la renégociation du contrat de l’eau, avec la Lyonnaise.
En tant que représentante de Gradignan à la CUB, puisque l’occasion m’en est donnée dans ces colonnes, je voudrais apporter des éclairages sur deux dossiers emblématiques :
l’engagement de la CUB en faveur du logement social ;
la renégociation du contrat de l’eau passé avec la Lyonnaise des Eaux.
Depuis 2005, la CUB s’est engagée en faveur d’une relance de la production de logements sociaux. Un plan d’urgence a été adopté le 25 mars 2005. Parallèlement, la CUB a demandé et obtenu la compétence en matière d’aides à la pierre. Cette délégation de compétence lui impose, au titre du Plan de cohésion sociale, un objectif de 2.772 logements PLUS (Prêt Locatif à Usage Social) et PLAI (Prêt Locatif Aidé d’Intégration) sur la période 2006-2008. Rappelons que les PLUS et les PLAI font référence au logement très social. Après concertation, le conseil de la communauté urbaine a délibéré le 22 septembre dernier pour redéfinir ses règles d’intervention. Les aides au logement social de la CUB passeront de 550.000 euros en 2005 à 6,7 millions d’euros en 2006. Les financements apportés par la CUB pourront atteindre jusqu’à 12.000 euros par logement.
Par ailleurs, la CUB n’a pas jugé opportun d’apporter son aide aux logements de type PLS (Prêt Locatif Social), compte-tenu de la forte demande et du fait que ces opérations trouvent leur équilibre sans qu’il soit nécessaire d’intervenir. Ce plan est ambitieux ; espérons qu’il trouvera des échos à Gradignan, où le déficit en logement social devient préoccupant. En effet, alors que notre commune manque de 640 logements sociaux, sur la période 2001-2004 ce ne sont que 21 logements qui auront été livrés en moyenne annuelle, par rapport à un objectif de 35. Sur la période 2006-2008, seuls 53 logements sociaux devraient être réalisés, dont 43 en PLS et seulement 10 en PLUS.
La renégociation du contrat de l’eau avec la Lyonnaise des Eaux constitue un autre dossier sensible qui a connu des évolutions remarquables sous la présidence d’Alain Rousset. Les limites financières du contrat ont été pointées par la CUB et confirmées par l’Inspection Générale. Ainsi, le besoin en trésorerie estimé par le délégataire était nettement surévalué (2 à 3 millions d’euros en 2004 selon la CUB, contre 29 millions selon le délégataire). Par ailleurs, sur la période contrôlée, les charges de relations publiques ont connu une progression de 40 %.
A la lumière de ces découvertes, la CUB impose à son délégataire des efforts importants sur lesquels il devra s’engager : une baisse du prix de l’eau, sur certaines tranches de consommation ; une action volontariste pour une réelle prise en compte de la préservation de la ressource ; l’instauration d’un mécanisme d’incitation à l’économie ; davantage de visibilité dans la gestion financière. La CUB (et donc ses administrés) devrait récupérer 233 millions d’euros au titre de cet engagement.
Les dossiers avancent, sous l’impulsion d’une véritable volonté politique, axée sur la solidarité et la transparence.
Anne-Marie Keiser Conseillère à la Communauté Urbaine de Bordeaux, représentant Gradignan