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Concertation et indépendance... de la théorie à la pratique

mis en ligne le : samedi 23 octobre 2004.

Un lecteur attentif d’Ensemble, sympathisant du PS sans en être adhérent, nous a proposé une analyse détaillée des articles publiés sous le vocable « élus de la majorité » du n°197 au n° 210 de septembre 2004, soit l’équivalent d’un demi-mandat municipal permettant d’étudier leurs discours.

Le texte qui suit est un extrait de son analyse (accès au texte complet). Les nombres entre parenthèses renvoient au(x) numéro(s) d’Ensemble d’où sont extraites les citations en italique.

Grâce à une présence active sur tous les fronts l’opposition a poussé la majorité municipale à modifier son mode de gouvernance. La majorité a été amenée à mettre en place une concertation. Le journal Sud-Ouest du 6 mai 2003 interviewant M.Labardin récemment élu reprend ses propos : « vers une concertation accrue ». Forums, débats thématiques, pauses-quartiers se sont ainsi multipliés... grâce à des moyens importants alliant invitations personnelles distribuées dans les boîtes aux lettres et cocktails généreusement offertes.

Il s’agit malheureusement plus de communication que de concertation. Cette parodie de consultation est contrôlée par une petite équipe d’élus s’employant à éviter les questions qui fâchent dès lors que la population peut prendre la parole. Ah qu’il fait bon vivre « dans une ville où la rencontre se fait ouvertement et spontanément... Voici venu le temps de la reconnaissance » (204). Nous ne sommes pas loin « du pain et des jeux » chers aux Romains !

Sous prétexte de bonne gestion des deniers publics, elle demande aux associations, du moins à celles qui bénéficient de subventions importantes, à signer des contrats d’objectifs. Au-delà du principe, fort louable, la pratique pose problème : la municipalité en profite pour contrôler les actions développées par ces associations les mettant sous son éteignoir, niant par là leur indépendance qui en fait toute leur richesse. C’est se priver d’initiatives et d’actions au profit d’une vision étroite et appauvrie de la vie associative.

Celles qui violeraient ce pacte sont sous la menace de représailles inavouées (subventions supprimées ou diminuées pour les faire rentrer dans le giron), et en particulier pour celles dites « relais », sous-entendu courroies de transmission cachées de partis politiques (d’opposition, bien entendu).

Et que penser d’une situation où une conseillère municipale de la majorité, présidente d’une grande association, n’hésite pas à participer au vote de sa subvention, subvention qui lui permet de rémunérer, en partie, le personnel employé ? Que de tartufferie dans les prétendues leçons dispensées par nos responsables politiques locaux qui n’hésitent pas à écrire « les associations locales ont une place déterminante dans la mise en oeuvre d’activités à caractère sportif, culturel, social et de loisirs » (201).

Vous avez dit indépendance ?