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Il vous cachait la bretelle de rocade, son mur de camions, et vous protégeait (un peu) du bruit. Vous pouviez vous y promener avec les enfants et y faire gambader le chien... Et en quelques jours, sans savoir pourquoi, plus de « petit bois ».
Cette étrange affaire s’est déroulée cet été, à l’angle de la rue de Cantaranne et du chemin de la Crabette. Les riverains mécontents se sont alarmés, ont contacté la Mairie et rencontré le Maire qui, à la hâte, a proposé une réunion début septembre à laquelle participèrent plusieurs dizaines de personnes. Mystère et ceps de vigne, à ce jour, aucune explication satisfaisante n’a été fournie aux questions pourtant précises qui ont été posées.
La parcelle aurait été vendue il y a six mois par la Mairie au Château Pape-Clément et à son incontournable patron M. Bernard Magrez, PDG du groupe William Pitters, proche de M. Canivenc, gestionnaire de Château Poumey et, à l’occasion, généreux sponsor local. L’abattage des arbres aurait donc été décidé pour planter de la vigne sur cette veine de graves. Pourtant, le plan d’occupation des sols référence cet endroit comme « zone boisée ». Aucune autorisation d’abattage n’a donc pu être donnée... si elle a seulement été demandée. Il semble même qu’aucune délibération du Conseil municipal n’ait donné de feu vert précis à cette étrange transaction.
Alors on le comprend, les riverains déçus envisagent le recours en justice comme seule issue pour obtenir les réponses qu’ils n’ont toujous pas et faire valoir le droit. Avec le bruit de plus en plus infernal qui accompagne les embouteillages aux heures de pointe sur l’axe Pessac-Cours du Général-De-Gaulle, avec l’affaire de la salle polyvalente construite en coulée verte, les habitants de Lahouneau, Mauguette et Cantaranne ne sont décidément pas épargnés ces temps-ci par les nuisances, l’absence de concertation, et l’opacité des décisions.