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Rien n’interdit à un maire de convoquer plus souvent le conseil municipal. Dans certaines communes de la même taille, voire plus petites que la nôtre, ses réunions sont mensuelles. Tout est affaire de la façon de conception de la démocratie municipale. Il en va de même des règles de fonctionnement du conseil...
A Gradignan, nous avons eu six réunions du conseil municipal en 2001, cinq en 2002, huit en 2003, sept en 2004. En 2001, les premières séances ont été en totalité consacrées à la mise en place de la nouvelle municipalité, autant de séances que l’on a dû répéter en 2003 quand R. Canivenc a passé la main dans le tumulte de la division de sa majorité. Des difficultés dans la gestion des affaires communales ont amené ce dernier à réunir le conseil en 2004 plus souvent qu’il ne l’aurait sans doute souhaité : financement incertain de la médiathèque, affaire de la Poterie.
90% des délibérations sont adoptées à l’unanimité. Mais nous, élus de l’opposition, n’avons approuvé qu’en de très rares occasions les délibérations budgétaires.
Dans la vie de toute collectivité territoriale, et la commune en est une, l’adoption du budget est l’événement majeur. Le budget est de la responsabilité de la majorité ; il est l’expression même de ses choix politiques. Il est donc naturel qu’elle en assume seule la paternité.
Au moment de voter le budget, la majorité feint de nous reprocher de ne pas mêler nos voix aux siennes. Nous lui répondons que la démocratie n’aime pas les consensus mous. L’opposition est assurément le socle de la démocratie pluraliste y compris au plan municipal ; sans opposition, il n’y a pas de démocratie. Mais notre opposition se veut vigilante, raisonnée et responsable car nous nous situons dans une perspective de relève de la majorité municipale en place.
Jean-Paul JOURDAN, Conseiller Municipal