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Constats :
• Il faut que l’Europe fonctionne et le projet européen doit être relancé. Il faudra notamment trouver des réponses aux questions institutionnelles. Le traité de Nice est insuffisant.
• Stop à l’arrogance française. L’Europe ce n’est pas la France. Ce n’est pas à nous de dire ce qu’il faut faire. On ne peut que négocier avec nos partenaires.
• Il ne faut pas soumettre au vote le même texte qu’en 2005 car il y a encore des cicatrices entre les OUI et les NON et ce serait nier la décision prise par les électeurs.
• 18 pays ont accepté le Traité. C’est une force qui s’est construite, sans la France. Qui doit relancer l’Europe ? La France est mal placée, et minoritaire dans une Europe majoritairement de droite. Faut-il concevoir quelque chose avec les non signataires, ou négocier avec les 18 ?
Suggestions :
• Face au poids des néo-conservateurs, il faut créer une force socialiste européenne qui puisse construire un projet, même si les socialistes français ne sont pas, non plus, majoritaires dans le Parti Socialiste Européen.
• Le texte européen réglant les questions institutionnelles devra être soumis à référendum mais nous ne pouvons pas le négocier seul. La question devra être claire et sans ambiguïté.
• Pour recoller les morceaux et faire accepter une renégociation partielle à nos partenaires, il faudra repartir de l’avant en développant de grands projets thématiques mobilisateurs et ciblés (énergie, transports, santé…) et accepter de renégocier la PAC…
• Il faudrait, plus largement, homogénéiser les procédures de vote au niveau européen : vote européen le même jour dans tous les pays, avec les mêmes procédures.