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Voici quelques semaines que Gradignan et son conseil municipal traversent une zone de turbulences. Un Maire qui démissionne, un autre qui le remplace, une fraction de la majorité qui gronde et qui finalement jette l’éponge, des attaques cinglantes de la part de la majorité à l’encontre de son opposition de gauche et de la Conseillère générale. Contrevérités, polémiques stériles auxquelles nous ne répondrons pas dans ces colonnes, faute de place. Nous le ferons dans le prochain numéro de notre journal, Gradignan ma Ville.
Point d’orgue de cette confusion, le 3 février dernier, nous avons enlevé à la droite un siège de conseiller communautaire, au grand dam de M. Juppé, A.M. Keiser siège désormais à la C.U.B.
Lors de cette même séance du conseil municipal, le budget de notre commune pour 2003 était à l’ordre du jour. Les orientations générales de ce budget nous préoccupent. Ainsi, malgré l’avertissement donné, en décembre dernier, par la Chambre régionale des comptes, le poids de la dette continue de croître en 2003. Entre 1999 et 2003, l’emprunt total de la commune aura augmenté de 30 %. Au premier janvier 2003, son montant s’élève à 18,9 millions d’euros. Conséquence immédiate de cette situation, l’investissement prévu pour 2003 est en chute de 25 % par rapport à 2001. Il est vrai que l’année 2001 était une année électorale.
Les projets retenus ne changeront pas la vie des Gradignanais. On y trouve, cependant, 15 000 euros pour les études préalables à la construction d’une médiathèque. Nous attendrons donc, encore quelques années, pour cet équipement indispensable à toute grande ville (peut-être au budget 2007, à la veille des prochaines élections municipales !). Nous attendrons encore plus longtemps la piscine promise, toujours pas inscrite au menu.
En dernier lieu, nous consacrerons, encore une fois, une partie du budget d’investissement à la salle du Solarium. Au total elle aura coûté plus de 3,5 millions d’euros (23 millions de francs). Cette somme doit être rapprochée des 1,2 à 1,5 millions d’euros (8 à 10 millions de francs) prévus à l’origine du projet en décembre 1999.
Nous avons naturellement voté contre un budget qui présente si peu de souffle parce que paralysé par le poids des engagements passés.