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Pensez-donc, huit pages consacrées à l’éloge de l’action municipale ! Adoptée en février dernier, la Loi Vaillant, loi pour la démocratie de proximité, devait tout « bouleverser » et notamment une ligne éditoriale si chère à la majorité municipale. Cette loi, en effet prévoit que dans « les communes de 3500 habitants et plus, lorsque la commune diffuse un bulletin d’information générale un espace est réservé à l’expression des conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale ».
En réalité, depuis le numéro 193, deux numéros sont déjà parus sans que l’opposition n’ait pu s’exprimer. Par un savant tour de passe-passe, la commission « relations publiques » qui devait débattre du sujet ne s’est réunie, à l’initiative de Monsieur le Maire, qu’au lendemain du conseil municipal du 24 juin dernier.
Depuis, le conseil municipal qui doit entériner la reconnaissance du droit d’expression de l’opposition, par modification du règlement intérieur, ne s’est toujours pas réuni. Pas de conseil municipal en septembre, comme d’habitude : depuis le début de l’année il ne s’est réuni que trois fois, une fois par trimestre, le minimum légal. Ce qui est sur, c’est que dans leur grande mansuétude les élus de droite accorderont pour les deux listes - majorité et opposition - un espace d’expression politique égal à une page du journal.
La droite disposera d’un espace égal à 80% de cette page et nous le reste soit 20%. Ainsi, 43,26% des gradignanais devront se satisfaire d’une vignette de quelques centimètres carrés. Les gradignanais jugeront ce déni de démocratie !
Anne-Marie KEISER, Conseillère générale du canton de Gradignan, Conseillère municipale
NDLR. Il aura fallu attendre le n° 206 de février 2004 pour qu’un espace plus juste soit consacré à l’expression de l’opposition