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Le texte qui suit est un extrait de son analyse (accès au texte complet). Les nombres entre parenthèses renvoient au(x) numéro(s) d’Ensemble d’où sont extraites les citations en italique.
Face à « la sérénité de la majorité » (198) l’opposition se contenterait de « faire son marché » en ne suivant pas le Maire parcourant les allées du deuxième Forum des associations (204), de vouloir « donner des leçons » (205 à 209 inclus), de tenir « des propos bas et excessifs » (206), « d’avoir une attitude d’obstruction politicienne » (206) lors des votes de budgets, de projets d’équipements, de cultiver « la démagogie » à propos du Solarium « plébiscité par les associations ». (des noms ! Sachez que le questionnaire envoyé par la Municipalité avant la réalisation de la salle n’avait recueilli que fort peu d’avis favorables, moins que les doigts d’une main).
Cette même majorité ne se prive d’ailleurs pas de donner des leçons à sa minorité : « à Gradignan, la minorité municipale fait curieusement le tri dans l’expression de ses composantes. Depuis l’origine, en décembre 2002, tous les articles sont signés Groupe des élus PS-Verts. Où est passée l’expression de la composante Parti communiste ? » Elle a perdu une fois encore l’occasion de se taire. En effet, en accord avec les élus socialistes et verts, l’élue communiste, préférant afficher sa spécificité, avait préféré s’exprimer seule une fois sur sept. Quelle sollicitude étrange et soudaine à l’égard d’une composante de l’opposition !
Il en est de même au sujet d’une mini pollution de l’Eau Bourde(205). Les Verts ont condamné la pollution en provenance de la station d’épuration de Cestas (« félicitations ») alors que le P.S. n’a pas « bougé ». Heureusement que M.Ducout a toujours « milité pour l’Eau Bourde et le connaissant on peut penser qu’il a fait le nécessaire ». Quand à nos « pollueurs socialistes » il est « regrettable pour tous » qu’ils ne se soient pas associés à « notre condamnation ». Ignorerait-il que le député de sa circonscription est socialiste ? Pense t-il nous faire croire que les élus socialistes de Gradignan sont responsables de cette pollution ?
La majorité milite pour une ville harmonieuse, propre et agréable. L’opposition quant à elle l’enlaidit, c’est bien connu ! Pour preuve l’« affichage sauvage , abondant et anarchique, non déclaré, à l’initiative de formations politiques qui s’exonèrent de fait d’exigences élémentaires » ! Certes, ce type d’affichage pollue n notre environnement quotidien. Mais, paradoxalement, les panneaux d’affichage libre sont trop peu nombreux pour permettre une concrétisation du concept de liberté d’expression, à Gradignan comme ailleurs.
La « démocratie locale n’est pas un vain mot : elle présuppose une expression libre et un accès à l’information et une parole d’élus fiable et sincère » (199). On croît rêver ! Il n’y a qu’à se reporter aux différents compte-rendus des conseils municipaux pour prendre conscience du caractère manipulateur d’un tel discours : dans la pratique municipale, les élus d’opposition n’ont pas accès à tous les documents ou se les voient distribuer au dernier moment et souvent de manière tronquée.
Quand elle n’est pas jugée « négligeable », la parole de l’opposition est rabaissée (203, compte administratif : « l’opposition n’y comprend rien » !), vilipendée : la minorité par ses propositions démesurées, comme l’idée d’une piscine à Gradignan, est accusée de « vouloir creuser le trou » (203) d’un budget par ailleurs épinglé par la Cour régionale des Comptes sans qu’elle n’y soit pour quelque chose. Que dire des propos de M.Rivière, adjoint aux finances, qui dans un article ô combien pédagogique explique que notre commune n’est pas endettée puisqu’elle pourrait rembourser tous ses emprunts grâce aux rentrées d’une seule année. Les citoyens de Gradignan apprécieront la hauteur d’une telle argumentation... et la minorité est même accusée de « distiller une information déformée » !
L’opposition est jugée « responsable de la dégradation du climat politique » (209), mais le summum de l’incohérence est atteint avec les attaques répétées contre les élus, nommément visés . C’est ainsi que la Conseillère générale du canton « ne se sent pas concernée par les projets de la ville » et ne veut pas apporter son aide à notre collectivité (elle est donc responsable des charges qui alourdissent les impôts de nos chers contribuables (197, le Conseil Général de la Gironde n’ayant pas participé au financement du Solarium), qu’elle dénigre systématiquement les projets de Gradignan (201) présentés à la C.U.B. (saviez-vous que notre commune a 4 représentants ? avez-vous lu un seul compte rendu détaillé de leurs mandats dans Ensemble ? On a droit, parfois, en Conseil municipal à des interventions succinctes. Seule Anne-Marie Keiser informe les habitants plus en détail, au moyen de « Gradignan ma Ville », journal des élus socialistes de Gradignan. Quant aux projets de la CUB, même la majorité le dit , ils lui paraissent « notoirement insuffisants » (201).
Anne-Marie Keiser n’a que des propositions irréalistes : elle veut supprimer la ligne G (198), n’a rien compris au P.L.U. (199), tout comme ses colistiers, nie le problème des riverains de la Poterie alors que l’ouverture de la voie est l’oeuvre de notre ancien maire en parfait accord avec l’ancien maire de Canéjan)... elle est donc « une professionnelle de la politique incorrigible » alors que les élus gradignanais doivent réparer ses erreurs comme ce fut le cas pour le Collège de Monjous (205) où elle aurait « privé » les élèves et des enseignants de sécurité , ignoré les « économies d’énergie » et « projeté » d’installer « le parking des enseignants dans un espace boisé classé que chacun sait inconstructible »...
Là encore, M.Fabia aurait mieux fait de réfléchir avant d’écrire. Comment interpréter cet intérêt soudain pour ce Collège entièrement reconstruit par le Conseil Général de la Gironde, dont c’est la compétence, quand on cherche en vain le moindre article dans Ensemble. Il en est de même pour le restaurant du Collège A.Mauguin inauguré en juillet 2004.
Nous n’oublions pas les menaces de poursuite judiciaire (Sud-Ouest du 3 août 2004 parle : « de plaidoirie et de réquisitoire menaçant ») à l’encontre d’Anne-Marie Keiser qui a osé mettre en doute la parole du Maire quant à un dossier de développement durable jamais arrivé au Conseil Général de la Gironde. Affaire navrante à suivre !
Quant au « chef de file des verts », si l’on en croit la majorité, elle confond Conseil municipal et scène internationale en voulant faire voter une pétition en faveur « de causes politiques très éloignées de la réalité municipale : le débat général de l’O.M.C., les conflits d’Amérique latine, la promotion d’une personnalité lointaine au rang de citoyen d’honneur de la Ville ». Dans des communes voisines, ces questions ont pourtant été abordées en conseil municipal. A Gradignan, on préfère tourner en dérision l’intervention des élus minoritaires . La commune est certes verdoyante, mais les questions d’environnement ne se limitent pas à l’entretien des espaces verts.