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Après avoir dressé un panorama de la situation internationale difficile, M. Labardin a passé en revue les projets de l’année à venir.
Ce n’est qu’au détour d’une phrase que nous avons appris que la commune avait décidé de repousser un emprunt de plus de deux millions d’euros, pourtant programmé en 2011.
Au budget primitif 2011, un emprunt de 3,6 millions d’euros était programmé pour faire face aux besoins de la commune en termes d’investissement. Lors du dernier Conseil Municipal, était débattu le budget primitif 2012. Nous y avons noté que la somme empruntée en 2011 (pas encore achevé) n’était que de 1,28 million d’euros. Nous avions alors demandé au maire de s’expliquer. Il avait fait la sourde oreille et n’avait pas daigné fournir la moindre explication.
Nous savons maintenant que les engagements initiaux ne seront pas tenus. La somme engagée pour les investissements de la commune au titre de 2011 est donc à peine un tiers de celle initialement prévue. Le reste est repoussé à plus tard. Les difficultés de la commune sont mises au compte du contexte difficile (il aurait été étonnant que M. Labardin assume ses difficultés). Les investissements prévus attendront.
La méthode a un avantage certain, puisqu’elle permettra de stabiliser artificiellement et provisoirement la charge de la dette, qui ne devrait exploser que l’an prochain. En 2012, les 2,32 millions "en retard" s’ajouteront aux 2,75 millions déjà programmés et Gradignan devra emprunter 5 millions, soit autant que pour l’ensemble des 4 années précédentes. Le "tour de passe-passe" relevé par Jean-Paul Jourdan lors du Conseil n’aura qu’un bénéfice bien limité.
Ah, j’allais oublier, l’article du journal, s’il ne parlait pas de l’emprunt, a repris une tirade agressive de M. Labardin qui se posait en victime d’attaques personnelles. A la lecture de l’article, "une partie de l’opposition" en serait à l’origine. Ceci est un mensonge flagrant. Le texte de toutes nos interventions est intégralement conservé sur ce site. Si la politique et l’attitude de M. Labardin y sont régulièrement mises en défaut, la personne n’est bien entendu pas visée.
Sans doute faudra t-il clarifier les choses pour que ces attaques et calomnies cessent. Nous y reviendrons.
Denys Breysse