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M. le Maire se plaint de ne pas y avoir été invité, sans mentionner qu’Anne-Marie Keiser avait invité les deux adjoints les plus directement concernés par l’objet de la réunion, considérant qu’ils étaient tout à fait aptes à rendre compte à l’équipe municipale des informations échangées lors de cette soirée. Mais M. le Maire proteste. Ne ferait il pas confiance à ses adjoints ? Il semble avoir du mal à déléguer ses pouvoirs.
Ajoutons que cette réunion a donné lieu à un curieux problème de calendrier. Alors que la date de la réunion était déjà connue (réservation de la salle auprès des services municipaux, invitations aux responsables d’association et aux adjoints concernés), M. le Maire a décidé de réunir la commission des finances, commission dont est membre Anne-Marie Keiser, le même jour. Il n’a pas voulu en déplacer la date, malgré la demande insistante d’Anne-Marie Keiser qui souhaitait y assister (rappelons qu’un seul élu de l’opposition siège dans chaque commission municipale et que M. le Maire refuse qu’un suppléant remplace cet élu en cas d’empêchement). Puis M. le Maire a finalement « séché » cette commission dont il avait imposé la date, pour assister à la réunion d’ Anne-Marie Keiser ! Curieuse logique !
Quant à ses interrogations concernant l’instrumentalisation de la vie associative, elles laissent perplexes. Difficultés préoccupantes de compréhension ou mauvaise foi ? L’objet de la réunion était justement de présenter en toute transparence les critères retenus par le Conseil Général dans sa politique de soutien aux associations et de répondre aux questions des participants. Cet objectif semble avoir été apprécié (et compris) par la plupart des assistants. La presse a d’ailleurs relaté cette réunion en titrant « les subventions en toute transparence ».
Hélène Breysse, Conseillère Municipale