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Ce changement doit se réaliser avant fin 2003. Il s’agit de structures s’adressant à un public jeune, de 16 à 25 ans, en difficulté d’insertion sociale et professionnelle. La mutation a été souhaitée afin de rendre plus efficaces les dispositifs existants, par un rayon d’action élargi, une meilleure mutualisation des moyens notamment financiers, et surtout la possibilité d’une approche plus globale des difficultés rencontrées par ces jeunes. Ainsi par exemple une mission locale pourra se préoccuper directement de leurs problèmes de logement, de santé ou de transport qui sont souvent un obstacle à leur insertion par le travail ; ce que ne pouvaient directement traiter les P.A.I.O. dans leurs attributions initiales.
Gradignan à la traîne Gradignan a freiné des quatre fers quant à sa participation à une nouvelle Mission Locale qui rassemble 23 communes de notre secteur. Elle a préféré s’arc-bouter sur l’ancienne P.A.I.O. de l’Association Saint François-Xavier dont le Maire est aussi le directeur. Pourtant la participation financière des communes ne sera pas réévaluée et il est prévu que le personnel soit repris au même niveau que précédemment. Lors du Conseil Municipal du 3 février 2003, la gauche a attiré l’attention du maire et de sa majorité sur leur position très défensive qui en outre n’apparaissait plus que comme un stérile combat d’arrière garde. En effet, les moyens financiers prévus par l’Etat iront désormais vers les Missions Locales : vouloir garder une P.A.I.O. sans moyens d’action semblait pour le moins bizarre.
Lutter efficacement contre le chômage Pratiquement partout en Gironde et en Aquitaine les Missions Locales sont déjà en place et font preuve de leur efficacité. C’est un lieu où se retrouvent les financeurs (Etat, Région, Département, Communes..) mais aussi d’autres intervenants comme l’Inspection d’Académie ou les employeurs. Il permet réflexion, réaction et orientation communes dans une coopération pour l’emploi....
Car la triste réalité est là : les chiffres du chômage sont repartis à la hausse dans notre pays, comme dans notre commune, et la lutte pour l’emploi doit rester une priorité. Elle doit porter sur toutes les catégories d’âge mais avec un regard spécifique envers les jeunes qui peuvent vite se retrouver en grande difficulté, déprimer, goûter à la marginalisation ou glisser vers une future désinsertion sociale. Espérons que la majorité municipale, délaissant amour-propre et petites querelles de clocher, rejoindra toutes les autres communes dans une attitude plus volontariste : il ne s’agit que d’un moyen supplémentaire dans la lutte contre le chômage et pour l’emploi des jeunes et non pas "du coup dur" dont parlait le Maire dans le "Sud-Ouest" du 6 mai.