Vous êtes ici : Expression politique - débats > Etre socialiste à Gradignan : la démocratie locale
Action locale du P.S.
:: Calendrier des réunions
:: L’organisation de la section et du Parti Socialiste
:: La vie de la section
  Echéances électorales 2012
Entre vous et nous - contacts
:: Echanges à propos du site
:: Liens utiles
:: La Communauté Urbaine de Bordeaux
:: Nous contacter
Expression politique - débats
:: Forum
:: La Section de Gradignan s’exprime
:: Le Parti Socialiste propose
Gradignan par thèmes
:: Bus, tramway... les transports
:: Démocratie locale et citoyenneté
:: Enfance et jeunesse
:: Environnement et développement durable.
:: Finances locales, budget, impôts
:: Logement, urbanisme et aménagement
:: Vie associative, sports et culture
:: Vie quotidienne : proximité, action sociale, emploi
:: Vitalité économique, entreprises, universités
La vie de la commune
:: Conseil Municipal
:: Dans l’actualité locale
:: Echos des quartiers
:: Faits et gestes de la majorité de droite
Nos élus - leur action
:: Conseillers municipaux
:: Gradignan ma Ville (Journal des élus)
:: Leur action dans la commune
:: Notre conseillère générale
Scrutins précédents à Gradignan
:: Elections cantonales
:: Elections européennes
:: Elections législatives
:: Elections municipales
:: Campagne des municipales et cantonales de mars 2008
:: Elections présidentielles
:: Elections régionales





Nos compte-rendus des conseils municipaux
Quartiers : compte-rendus des visites
Sommaire détaillé de Gradignan ma Ville

Dans la même rubrique

Etre socialiste à Gradignan : la démocratie locale

mis en ligne le : vendredi 20 janvier 2006.

Le constat (une fausse concertation) - notre avis - nos propositions pour un véritable débat local


Le constat de la situation actuelle : une fausse « concertation »

Depuis 2001, la municipalité en place a mis en place des nouveaux outils pour rencontrer les habitants et répondre aux besoins de démocratie locale. Aujourd’hui, le dispositif de « dialogue » cher à M. Labardin se compose :

o d’un Comité consultatif des jeunes, dont les membres sont nommés

o d’un Comité consultatif des seniors, dont les membres sont nommés

o d’un Comité consultatif ville et handicap, dont les membres sont nommés

o des Pauses-Quartiers durant lesquelles la municipalité « rencontre » des habitants des quartiers de Gradignan

o des « Grand-messes » de communication où le Maire seul au pupitre face à la salle expose ses projets et répond aux questions de Gradignanais (Projet de Ville, Aménagement du Centre)

o des rendez-vous de l’Atrium, où des Gradignanais sont invités à débattre autour d’un thème.


Notre avis

Les Comités consultatifs sont bien loin des exigences de la démocratie locale. Avec des membres nommés et des compétences qui restent floues, le système est en grande partie verrouillé et ne permet pas le débat contradictoire qui doit logiquement s’installer dans toute assemblée représentative. L’absence de dispositif électif pour la désignation des membres du Comité des Jeunes notamment ne permet pas l’apprentissage de la démocratie là où de nombreuses communes ont fait le pas d’un Conseil Municipal des Jeunes.

Les Pauses-Quartiers ne sont pas des instances de débat. Si elles permettent la rencontre des citoyens, elles conservent un aspect asymétrique entre la municipalité organisée, représentée et les citoyens qui viennent à titre personnel. On peut presque regretter les forums de quartier que le Maire a supprimé... Ils rendaient facile pour chacun l’accès aux élus de la majorité et de l’opposition, même si le maire maîtrisait naturellement tous les supports de communication et en « filtrait » le compte-rendu.

Quant aux grandes réunions du Solarium, nous sommes loin de l’idéal de démocratie athénienne... Le maire fait face seul à ses administrés, donnant la leçon, administrant les bons points, maître de cérémonies, des temps et du lieu. Prétexte à de fastueux cocktails à la charge du contribuable gradignanais, elles sont plus un outil de communication dans une optique électorale qu’un réel outil de démocratie locale.

Enfin, les rendez-vous de l’atrium sont inédits dans une commune qui a tendance à ignorer tout ce qui se fait à l’extérieur de ses frontières à l’image d’une principauté désuète. Des exemples ? Contrairement à beaucoup d’autres communes, y compris de droite, le conseil municipal de Gradignan refuse de se prononcer sur l’AGCS (Accord Général sur le Commerce et les Services dans le cadre de l’OMC) qui présente pourtant une sérieuse menace pour les services publics de proximité ; la Mairie de Gradignan n’a pas organisé au moment de la campagne référendaire sur le Traité constitutionnel un grand débat public (contrairement à Talence par exemple), son maire ne s’est même pas prononcé sur la question... Tout est fait pour donner l’illusion que Gradignan est un monde à part, épargné par les problèmes qui concernent le pays ou le monde. En ce sens, les rendez-vous de l’Atrium sont un progrès qu’il faudrait certainement généraliser.


Nos propositions : de la pseudo-« concertation » à un véritable débat local

De façon générale, la municipalité en place n’aime pas le débat. Elle gère au nom du « bon sens » dans une optique faussement « apolitique » et bien entendu ne se préoccupe que du bonheur des citoyens gradignanais alors que ses adversaires serviraient des intérêts « partisans ». Ceci est particulièrement visible lors des séances de conseil municipal qui n’est malheureusement pas l’instance de débat et de vie politique locale tant les attitudes et les discours de la majorité y sont caricaturaux.

L’autosatisfaction permanente et le manque d’esprit critique de la municipalité mettent en lumière la conception de la démocratie qu’ont les responsables locaux. En effet, nous pensons que la façon dont sont prises les décisions est elle aussi très importante. Le conseil municipal n’est plus à Gradignan, comme malheureusement dans d’autres communes, le lieu de prise de décision réel. La plupart du temps, les conseillers de la majorité ne sont là que pour avaliser et enregistrer docilement les choix faits ailleurs par le maire et ses adjoints. L’opposition n’a pas accès à toute l’information nécessaire à un débat serein et équitable. Réhabiliter le rôle du Conseil Municipal en tant qu’instance de débat nécessairement contradictoire est une priorité pour les socialistes gradignanais.

Mais la richesse de la démocratie locale ne peut se limiter au conseil municipal. Les socialistes n’ont pas peur de l’élection et de l’exercice de la démocratie. En ce sens, il nous semble que les membres des différents comités consultatifs doivent être élus pour siéger en Conseils Municipaux (des jeunes, des seniors,...). Rappelons que de nombreuses communes, y compris de droite ont mis des dispositifs électifs de désignation des membres (Villenave d’Ornon par exemple). De même ces conseils doivent élire un président de séance pour pouvoir débattre librement et non pas de façon « canalisée » par un représentant de la mairie.

De même, les pauses-Quartiers ne nous paraissent pas répondre à l’exigence de démocratie locale. Nous proposons la mise en place de Comités de Quartiers, instances de débat et de proposition comme le prévoyait la loi Vaillant et non pas de simples rencontres formelles entre élus et citoyens. Là encore, d’autres communes l’ont déjà réalisé. Les projets comme l’aménagement du centre-ville, le projet de ville ou la réalisation d’équipements de proximité pourraient être débattus dans ses comités.

Les « grand-messes » de communication ne nous semblent pas forcément utiles. Prenons deux exemples :

o Le projet de ville 2005-2015 (réunion au Solarium de novembre 2005) auquel nous avons assisté n’apprenait rigoureusement rien qui justifiât une grande réunion. Aucun projet nouveau, et une simple présentation de la ville de Gradignan à travers des photos et des cartes. Sans compter le coût de la manifestation (près de 800 personnes au cocktail) : voilà qui met singulièrement à mal l’image de bons gestionnaires ! En tant que socialistes, nous défendons une vision responsable de la politique et il nous semble déplacé de réunir les gradignanais dans un simple but de marketing politique.

o La forme même de ces réunions est discutable. Le projet de centre-bourg (réunion au Solarium de 2004) a été présenté sans avoir été précédé d’une étape de concertation. Les échanges avec les citoyens étaient nécessairement limités puisque ceux-ci n’aient pas connaissance du projet avant. Face à un projet nouveau et sans informations préalables, il est difficile d’instaurer un véritable débat.

Nous pensons de plus que les associations doivent disposer d’une instance de concertation. Un comité des associations où siégeraient des présidents d’associations élus par leurs pairs devrait être créé pour là encore instaurer un débat, une confrontation, et instaurer une dynamique collective inexistante en dehors d’événements particuliers comme le Téléthon.

Enfin, les rendez-vous de l’Atrium sont une idée intéressante qu’il faut généraliser. Nous proposons de les remplacer par des rendez-vous citoyens plus fréquents (tous les mois) et surtout plus transparents : le thème abordé doit pouvoir être discuté par les citoyens et choisi par eux lors de certaines séances, tout en veillant à couvrir tous les champs de discussion.

Dorian ROUCHER, secrétaire de la Section de Gradignan du Parti Socialiste


Nous aimerions recueillir vos avis sur cette question de la démocratie locale. N’hésitez pas à vous exprimer !