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Certes, durant l’année qui vient de s’achever, nous avons dit « non » à l’augmentation des taux des impôts locaux, « non » à la disparition des deux MJC. Sur le budget, moment clé de la délibération municipale, nous nous sommes simplement abstenus. Mais nous avons aussi su dire « oui » à plus de 90% des délibérations, autant de « oui » qui signifient une adhésion à la politique d’acquisition progressive de parcelles pour les espaces publics de demain, au soutien des associations, à la gestion au quotidien des affaires municipales...
Ces « oui », nous les assumons sereinement. Ils ne nous ont pas empêchés, à l’occasion, d’interpeller la Majorité à propos des faiblesses de tel dossier et d’exprimer nos propositions. Mais jamais M. le Maire ne les entend en conseil. Cependant, nous voyons parfois, après coup, nos suggestions resurgir alors estampillées du sceau majoritaire.
Il en sera peut-être de même pour la dernière en date d’entre elles. L’adoption des tarifs 2011 des prestations municipales (cantines, école de musique, centre de loisirs) était à l’ordre du jour du conseil de décembre. Dans la plupart des cas, en dessous du tarif normal, il y quelques tarifs réduits, modulés en fonction des ressources des familles. Un examen attentif des barèmes montre que ces tarifs réduits correspondent à des tranches de revenu très basses, et ne concernent qu’une infime minorité de famille, parfois quelques dizaines seulement.
Beaucoup d’autres familles aux ressources à peine plus élevées paient le tarif normal sauf à être orientées, en cas de difficultés, vers le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS). Plutôt que de reconnaître à ces familles un droit de payer moins, en fonction de leurs moyens, on les place dans la situation inconfortable de demandeur. Nous avons dit qu’il serait plus juste d’adopter une tarification plus progressive, avec un barème dégressif concernant davantage de monde.
Le coût pour la commune serait nul puisque aujourd’hui les défaillances sont couvertes par le CCAS. « C’est une question de philosophie » : voilà ce qui nous a été rétorqué. A Gradignan, la Majorité semble préférer la charité plutôt qu’assumer la solidarité. C’est effectivement « une question de philosophie ».
Bonne année 2011 à toutes et à tous.
Jean-Paul Jourdan (PS) pour les élus de l’Opposition (PS-Les Verts-PCF)
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