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Festival des Z’Arpètes : le prix de l’indépendance

Article publié dans Ensemble numéro 256 (juillet-août 2011), sous le titre "Discours sur la jeunesse"
mis en ligne le : jeudi 21 juillet 2011.

Samedi 25 juin était organisée la neuvième édition du « Festival des Arts du dehors », les Z’Arpètes.

Tout l’après-midi des stands de jeux ont accueilli les enfants. Les adultes ont pu visiter les expositions d’artisans ou d’associations « militantes » (Droit au Logement, femmes victimes…). Avec la CIMADE, ils ont pu un instant se mettre dans la peau des demandeurs d’asile et vivre leur dur parcours. En soirée, des centaines de jeunes et de moins jeunes ont pu apprécier un concert de musiques actuelles, jouées par des groupes locaux et des artistes invités.

Ce festival a apporte à la Ville quelque chose de nouveau et de qualité. Il mobilise près de 70 bénévoles, dont de nombreux professionnels de l’animation. Tout serait parfait si, face aux réticences de la Ville à accompagner sa réussite et à le soutenir (1000 euros de subvention lui ont été accordés cette année – soit 135 fois moins qu’à D. Bigata pour ses statues), le festival était probablement organisé pour la dernière fois à Gradignan. Les organisateurs seront probablement accueillis l’an prochain, les bras ouverts, par une commune voisine.

Lors du dernier Conseil Municipal, nous sommes intervenus pour que Gradignan affirme plus énergiquement son soutien à cette manifestation conçue et organisée par et pour les habitants. Pas de réponse. Le premier éclaircissement est venu quand, quelques minutes plus tard, l’adjoint en charge de la sécurité s’est félicité d’une subvention à une association plus appréciée que les Z’Arpètes : «  je préfère ça que soutenir la consommation d’alcool et de cannabis » a-t-on entendu. Voyez l’allusion.

A Gradignan pratiques et discours font le grand écart. En apparence, on dit rassembler, respecter les initiatives, la diversité. En pratique, la Ville entend organiser et contrôler… Ainsi en est-il du Festival des Z’Arpètes. Ses organisateurs ont refusé que leur projet soit repris et phagocyté par l’EPA mis en place par la Mairie en 2010 autour de l’animation jeunesse. Ils ont souhaité continuer à s’organiser en toute liberté : ils ne sont pas rentrés dans les clous. Ils payent.

Sur le feuillet distribué à l’entrée du festival, on pouvait lire : « Notre projet se nourrit et se revendique de l’éducation populaire, en tentant […] de favoriser l’accessibilité de tous à la culture et d’impliquer les individus dans une aventure […] où chacun peut agir, s’exprimer, s’émerveiller et donc s’épanouir, ce qui au bout du compte est toujours profitable pour le collectif ». Nous faisons notre ce message, même si le faire vivre à Gradignan reste encore utopique.

Les élus du Groupe d’Opposition au Conseil Municipal (PS-Les Verts-PCF)