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| --------------------------------- | 2001 | 2002 | 2003 |
| En-cours de la dette (€ par habitant) | 778,9 | 827,6 | 858,2 |
| produit des impôts locaux (€ par habitant) | 439,8 | 461,0 | 476,2 |
| dépenses d’investissement (€ par habitant) | 212,4 | 193,0 | 61,2 |
| dépenses de fonctionnement (€ par habitant) | 720,6 | 765,2 | 804,2 |
| autofinancement (€ par habitant) | 1356 | 1240 | 855 |
Côté ressources :
une progression significative de l’endettement, malgré la chute de l’investissement,
un recul sévère de la capacité d’autofinancement (épargne de la commune),
une croissance régulière du poids de la fiscalité et des taux d’imposition (2,08 % en 2002, 2,59 % en 2004), en dépit des promesses électorales.
Côté utilisation des ressources :
un accroissement régulier des dépenses de fonctionnement, lié à des causes externes ou à des décisions municipales (revalorisation des régimes salariaux, embauches, charges financières rémunérant la dette...),
une régression très préoccupante de l’investissement. Après les années fastes 2001 et 2002 (années électorales) qui ont vu éclore le Solarium et l’extension de l’hôtel de ville, est venu le temps de l’abstinence. Ainsi, en 2003 et 2004, l’investissement a été limité à de simples opérations de maintenance et d’entretien.
L’investissement doit certes être poussé, mais avec d’autres priorités et avec des niveaux de coût plus en accord avec les possibilités financières de notre commune. A ce propos, nous évoquons plus loin la médiathèque et les difficultés de son financement, mais aussi l’arrêt du projet relatif à la maison des services publics et associatifs.
Dépenses de fonctionnement en hausse, priorités mal définies et coûts souvent élevés en matière d’investissement... auto-financement en berne et endettement croissant... Voici résumées les principales remarques qui peuvent être formulées à la lecture des comptes administratifs de notre commune.
Dans ce contexte de ressources limitées, on peut être étonné que le maire ait refusé, jusqu’à maintenant, les aides financières du Conseil Général de la Gironde. Finalement, la sagesse l’a emporté, puisqu’il s’est résolu, récemment à contractualiser avec l’institution départementale, afin d’obtenir un soutien financier.
Anne-Marie Keiser, Conseillère municipale, conseillère générale