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Début janvier, les membres de la commission particulière du débat public sur le projet de grand contournement de l’agglomération bordelaise ont démissionné en bloc, pour protester contre le gouvernement.
Le débat public est une procédure nouvelle prévue par la loi pour tenir compte de l’ensemble des avis exprimés sur de grands projets d’infrastructures (aéroports, lignes ferroviaires, autoroutes...). La commission rencontre tous les interlocuteurs (élus, associations, responsables économiques) et organise de nombreux débats (plus de 10 000 connexions avaient été enregistrées sur le site de la commission). Le coût de cette organisation est de l’ordre du million d’euros pour chaque projet.
Le travail de la commission était déjà bien avancé quand le gouvernement a affirmé le 18 décembre 2003, en comité interministériel d’aménagement du territoire, que la décision de réaliser le grand contournement était déjà prise.
Peu importe si les échéances sont lointaines (horizon 2015-2020) et si aucune ébauche de financement n’est encore envisagée : l’effet d’annonce prime sur la responsabilité.
Peu importe encore si l’ensemble de la commission, considérant son travail inutile a désavoué publiquement ce comportement en démissionnant avec fracas.
Décidément, à Matignon comme à la Mairie de Gradignan, la pratique du débat a du mal à se développer.