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A propos de la piscine...
Le 30 juin dernier est venu en délibération devant le conseil municipal un projet de convention entre la commune de Gradignan et celle de Villenave d’Ornon. Cette convention rend accessible aux Gradignanais, avec un tarif préférentiel, la piscine de Villenave nouvellement réhabilitée.
Les habitants de notre commune paieront le même prix d’entrée que les Villenavais, soit 2,50 euros. En contrepartie, la ville de Gradignan contribuera aux dépenses de fonctionnement de la piscine de nos voisins. Les écoles élémentaires de notre commune auront également un accès réservé aux lignes d’eau, son coût étant intégralement pris en charge par la commune. L’enveloppe financière actuellement allouée aux écoles pour le transport des élèves restera cependant inchangée. Les écoles devront donc renoncer à quelques unes des sorties pédagogiques qu’elles avaient programmées ou envisagées. Nous nous sommes néanmoins félicités de l’accord passé avec Villenave et nous avons approuvé la délibération qui nous était soumise : elle a été adoptée à l’unanimité.
Hélas, voilà que dans le numéro de septembre de son journal, M. le Maire s’en prend à nous : il nous reproche « une adhésion formelle et de façade » à cette délibération (Ensemble, n° 203) !
On voudrait comprendre : lorsque nous ne votons pas les textes qu’on nous propose, cela ne convient pas au Maire ; lorsque nous les adoptons, il trouve encore à redire. Venons-en au fond. Monsieur le Maire se plaît à qualifier la piscine de Villenave « d’intercommunale ». En réalité, la convention signée n’est qu’une convention de partenariat. La Brède, Saint-Selve et Cadaujac l’ont également signée. Elle permet une répartition de la charge financière.
De la sorte, Gradignan subventionne la piscine de Villenave pour un coût estimé entre 50 000 et 60 000 euros par an. A la mi-septembre, selon M. Joubert, adjoint aux sports, environ 900 « passeports » permettant aux Gradignanais d’accéder à la piscine de Villenave avaient été déjà délivrés par les services de la mairie. C’est un signe qui ne trompe pas : il existe une forte demande de piscine à Gradignan.
Lorsque nous relayons cette demande, M. le Maire s’exclame que « la minorité veut creuser le trou ». Un investissement nautique coûterait environ 4,6 millions d’euros : c’est M. Labardin lui-même qui nous a fourni ce chiffre. Retenons-le. Grâce à une vraie intercommunalité, la charge pour notre commune pourrait être divisée par deux (soit 2,3 millions) sans tenir compte des subventions possibles des collectivités territoriales. Rappelons, pour mémoire, que la salle du Solarium a coûté 3,7 millions d’euros ! Certes, les dépenses de fonctionnement d’une piscine sont supérieures à celle d’une salle des fêtes, ne serait-ce que parce qu’un équipement nautique est ouvert tout au long de l’année alors qu’une salle des fêtes ne l’est qu’épisodiquement. Au demeurant, l’intercommunalité permettrait aussi un partage de cette dépense.
La construction d’un équipement nautique pour lequel un terrain de 8 hectares à proximité du lycée des Graves a été réservé, figurait, en toutes lettres, en mars 2001, dans le programme électoral du tandem Canivenc-Labardin pour l’horizon 2007 : « Ces promesses, écrivaient-ils, ne sont pas électorales. Nous les réaliserons pour vous et avec vous ».
Les promesses engagent-elles seulement ceux qui les écoutent ? La municipalité considère-t-elle que la convention signée avec Villenave suffit à honorer le contrat passé avec les Gradignanais ?