|
|
|
|
|
|
|
|
Un débat droite-gauche, donc, à ceci près que visiblement les membres de la majorité municipale ont beaucoup de mal à assumer leur positionnement politique. A en croire Mme Orsoni, elle part sous les couleurs « apolitiques », bien qu’elle accepte le soutien tacite du MoDem et de l’UMP qui lui accorderont l’investiture sur notre canton.
Pourtant, en juin dernier, Mme Orsoni était bien moins… apolitique. Le PS de Gradignan avait souhaité alors rencontré la plupart des formations politiques pour discuter de leur vision des prochaines échéances. Pour le MoDem, c’était… Catherine Orsoni qui nous avait alors clairement répondu que sa formation soutiendrait Michel Labardin aux prochaines élections…
Alors qui croire ? Catherine Orsoni, « l’apolitique » de Décembre ou la représentante qui nous répondait au nom du MoDem en Juin ? Les choses sont en fait plus simples qu’elles n’y paraissent. On ne gère pas une commune de 23 000 habitants dans « l’apolitisme » pas plus qu’un département.
Les choix faits correspondent à des valeurs qui se positionnent sur l’axe structurant de la vie politique française : l’axe gauche-droite. Ceci n’empêche pas le pragmatisme, et les majorités de gauche en Gironde en Aquitaine ou à la CUB ont montré que l’on pouvait conjuguer la rigueur de la gestion et le respect des valeurs.
Mme Orsoni n’est pas plus une extrémiste de droite qu’Anne-Marie Keiser n’est une extrémiste de gauche. Mais il ne faut pas pour autant nier ses valeurs et ses convictions dans une posture tactique et politicienne. Brouiller les repères ne conduit qu’à l’affaiblissement du politique, ce qu’aucun candidat républicain ne peut réellement souhaiter.
Dorian Roucher