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L’invitation qui n’existait pas

Une élue de la majorité porte plainte contre l’un d’entre nous qui a reçu « une invitation qui n’existait pas »
mis en ligne le : samedi 22 octobre 2005.

Quand la municipalité a organisé les pauses-quartiers afin de rencontrer les gradignanais, nous avons été surpris de ne pas y être invités en tant qu’élus, comme il est d’usage pour les manifestations officielles organisées par la mairie.

Nous avons demandé à l’être.

Le maire nous a répondu que c’était inutile, que les élus majoritaires ne l’étaient pas non plus, sauf, comme nous, en tant qu’habitant du quartier concerné. Nous étions sceptiques, ayant constaté la présence à ces réunions d’élus de la majorité venant des 4 coins de la commune.

Nous avons eu depuis confirmation qu’il s’agissait d’un mensonge délibéré. L’un d’entre nous a en effet reçu par erreur un courrier destiné à un conseiller de la majorité, du fait d’une homonymie partielle. Nous avons décidé d’en informer l’opinion, en publiant un article sur notre site, en l’accompagnant d’une reproduction de la fameuse invitation (il s’agit d’une lettre type, non nominative).

Décidément, le dialogue n’est pas le fort de la majorité...

Qu’a fait l’élue majoritaire concernée, apprenant l’existence de cet article ? Elle aurait pu nous en parler, afin d’éclaircir l’incident (nous aurions pu alors lui confirmer que l’enveloppe reçue était bien adressée au nom de Jean-Paul Jourdan). Elle a préféré porter plainte, peut-être encouragée par le maire, car il est difficile d’imaginer qu’ils n’en aient pas discuté, ou alors le déficit de communication à la mairie ne concerne pas seulement les rapports avec l’opposition !

Lors du Conseil Municipal du 17 octobre 2005, Jean-Paul Jourdan a demandé la parole, afin d’informer l’ensemble des élus de cette affaire. M. le maire l’a interrompu presque aussitôt, arguant qu’il s’agissait d’une affaire privée. On pourrait pourtant penser que lorsqu’une élue municipale porte plainte contre un élu municipal au sujet d’un courrier émanant de la municipalité, le lien avec les affaires municipales saute aux yeux. Et même s’il n’appréciait pas cette intervention, en quoi était-il impératif d’interrompre la déclaration que souhaitait faire l’élu ? Ne pouvait-il pas l’écouter, quitte à faire part ensuite de son désaccord ?

M. le Maire ayant suspendu la séance, les élus P.S., Verts et PC ont quitté la salle.

Vous pouvez consulter la déclaration lue par Jean-Paul Jourdan

Hélène Breysse, Conseillère Municipale