Vous êtes ici : Nos élus - leur action > La paille et la poutre
Action locale du P.S.
:: Calendrier des réunions
:: L’organisation de la section et du Parti Socialiste
:: La vie de la section
  Echéances électorales 2012
Entre vous et nous - contacts
:: Echanges à propos du site
:: Liens utiles
:: La Communauté Urbaine de Bordeaux
:: Nous contacter
Expression politique - débats
:: Forum
:: La Section de Gradignan s’exprime
:: Le Parti Socialiste propose
Gradignan par thèmes
:: Bus, tramway... les transports
:: Démocratie locale et citoyenneté
:: Enfance et jeunesse
:: Environnement et développement durable.
:: Finances locales, budget, impôts
:: Logement, urbanisme et aménagement
:: Vie associative, sports et culture
:: Vie quotidienne : proximité, action sociale, emploi
:: Vitalité économique, entreprises, universités
La vie de la commune
:: Conseil Municipal
:: Dans l’actualité locale
:: Echos des quartiers
:: Faits et gestes de la majorité de droite
Nos élus - leur action
:: Conseillers municipaux
:: Gradignan ma Ville (Journal des élus)
:: Leur action dans la commune
:: Notre conseillère générale
Scrutins précédents à Gradignan
:: Elections cantonales
:: Elections européennes
:: Elections législatives
:: Elections municipales
:: Campagne des municipales et cantonales de mars 2008
:: Elections présidentielles
:: Elections régionales





Nos compte-rendus des conseils municipaux
Quartiers : compte-rendus des visites
Sommaire détaillé de Gradignan ma Ville

Dans la même rubrique

La paille et la poutre

Que M. Labardin se tienne informé et travaille ses dossiers
mis en ligne le : dimanche 23 janvier 2011.

A plusieurs reprises, récemment, le maire de Gradignan a interpellé publiquement la conseillère générale que je suis, à propos de dossiers pour lesquels, selon ses dires, « c’est la défausse permanente de la conseillère générale »… Ce sont ces termes, empruntés au maire de Gradignan, que l’on pouvait lire dans le journal Sud-Ouest daté du 10 novembre dernier, rendant compte du conseil municipal du 8 novembre. Le journaliste de Sud Ouest s’en amuse, d’ailleurs, quand il écrit à ce propos : « A Gradignan, le maire et ses amis ont une arme bien en mains : taper sur la conseillère générale, qui ne siège plus parmi eux ».

Le maire est allé encore plus loin dans le journal municipal de la ville de Gradignan daté du mois de novembre, quand il écrit à mon sujet «  les arrière-pensées politiciennes et les rancœurs personnelles écrasent les principes républicains et l’intérêt général ». Comment un Maire aux allures de notable respectable peut-il faire preuve d’autant de vilenies ?

Plusieurs sujets, ainsi, ont fait l’objet de ses diatribes à la fois dans le journal municipal Ensemble et au cours des conseils municipaux. Longtemps, je me suis amusée de ces mesquineries et de ces bassesses. L’opposition municipale a choisi de les ignorer, préférant s’en tenir au contenu des dossiers. Il est temps, maintenant, de siffler la fin de la récréation ; il est temps, maintenant, de répondre à ces attaques fourbes et perfides. Lesquelles, à mon avis, pour le coup, ne sont pas dénuées de calculs politiciens…

1- Le Conseil général n’a pas participé au financement de la reconstruction de la salle tennis couverte de Loustalot, partiellement détruite après la tempête du 24 janvier 2009.

C’est vrai… et pour cause : la mairie de Gradignan a commencé et terminé les travaux de reconstruction, sans demander au Conseil général une dérogation pour pouvoir débuter cette opération. Ainsi, travaux terminés, plan de financement bouclé, salle inaugurée (en « grandes pompes »), la participation du Conseil général n’était plus nécessaire, elle était même devenue totalement superflue. On le voit bien, ce premier soi-disant manquement du Conseil général, n’est en fait, que la conséquence des errements administratifs de notre maire, en mal de maîtrise des procédures…

2- Le Conseil général n’apporte pas son soutien financier au plan Local d’Insertion par l’Economie (PLIE) des Portes du Sud constitué par les trois communes gérées par des maires de droite du Sud Ouest de l’agglomération, à savoir Gradignan, Talence et Villenave d’Ornon.

C’est vrai, le Département a jugé que sa constitution était superflue car il existe, depuis bien longtemps sur notre secteur, deux autres PLIE (le PLIE des Graves pour la commune de Bègles et la communauté de communes de Montesquieu) et le PLIE des Sources (pour les communes de Cestas, Canéjan et Pessac).

La constitution du PLIE des Portes du Sud n’a pas d’autre raison que politicienne : trois maires de droite qui privilégient un rassemblement partisan à l’efficacité des structures. Pour cette raison, mais pas uniquement, Le Conseil général n’a pas jugé bon de financer une énième structure dans le Sud-Ouest de l’agglomération. En effet, outre la dissémination des deniers publics, l’éclatement des structures ne peut qu’être source de difficultés supplémentaires pour les chercheurs d’emplois. D’ailleurs, récemment, le gouvernement, par l’intermédiaire du préfet, a donné raison au Conseil général en demandant aux PLIE de se regrouper pour une meilleure gestion des deniers publics.

3- Enfin, le troisième sujet de discorde : le Conseil général ne remplirait pas ses responsabilités en matière d’entretien (voire de rénovation) du bâti du collège Mauguin. M. le Maire de Gradignan gagnerait à se tenir informé, avant d’écrire et de dire n’importe quoi !

Le collège Mauguin aura bientôt 40 ans ; il porte les stigmates dus à son âge ; sans nul doute il mérite une véritable réhabilitation. Le Conseil général, et la conseillère générale, en ont largement conscience. C’est pour cette raison que de nombreuses opérations, en matière immobilière et mobilière, ont été engagées par le département, au cours de ces dernières années. Sans remonter trop loin dans le temps rappelons quelques faits qu’aurait oubliés notre respectable édile :

- Livraison d’une demi-pension flambant neuve, en 2003 ;

- Réfection des escaliers, des toilettes, des logements de fonction, des portails d’entrée, des canalisations, des fenêtres, des peintures entre 2008 et 2010, pour un montant proche de 100 000 € ;

- Remplacement de tout le mobilier de l’établissement, entre 2009 et 2010, pour un montant proche de 130 000 € ;

- Tout ceci sans parler des dotations régulières en matériel informatique dont bénéficie l’établissement.

Cependant, ces efforts restent encore insuffisants. Il faut donner aux élèves et aux enseignants un outil de travail plus adapté et moderne, à la hauteur des valeurs d’éducation et de solidarité que je porte. Ainsi, le Conseil général, qui a en charge, rappelons-le, 102 collèges publics girondins, a pris récemment à propos du collège Mauguin, deux séries de décisions qui l’engagent fortement :

- En 2011, ce sont 200 000 € de crédits qui sont ou seront votés pour traiter l’entrée de l’établissement, pour changer les fenêtres sur la façade nord et pour mettre la SEGPA en conformité pédagogique avec ses nouvelles obligations (accueil à la rentrée 2011 d’une section « Vente Distribution Magasinage ») ;

- Le collège a été inscrit au programme Prévisionnel des Investissements du département pour un montant de 9 millions d’euro. Le concours pour le choix de la maîtrise d’œuvre du projet de rénovation de l’établissement aura lieu au cours du second semestre 2011. Pour donner une comparaison susceptible, encore d’affaiblir les péroraisons de ce maire, donneur de leçons, cette somme dépasse deux années d’investissements municipaux sur l’ensemble du budget communal.

Les attaques incessantes du maire de Gradignan, à l’encontre du Conseil général, sont totalement infondées. Elles traduisent un acharnement, probablement motivé par les futures échéances électorales, et un aveuglement qui le conduit à ignorer souverainement tout ce que le département apporte à notre ville. Je pense, notamment à :

-  La construction d’une salle de sports et d’équipements sportifs extérieurs au collège Monjous, livrés à la rentrée 2010 ;

-  Au versement à la commune de Gradignan du fonds Départemental d’Aide à l’Equipement des Communes (pour un peu moins de 65 000 €). Le Maire répartit ce fonds dans de multiples réalisations, ce qui lui évite d’avoir à inviter la conseillère générale pour les inaugurations …

-  L’aide aux associations. La manne départementale qui a été déversée sur la commune de Gradignan en 2010, s’est élevée à environ 130 000 €.

-  L’aide aux personnes (Allocation Personnalisée à l’Autonomie, Revenu de Solidarité Active, créateurs d’entreprises)…

Tous ces reproches sont adressés au département, alors que depuis des années, les exercices budgétaires de notre ville sont de plus en plus difficiles à boucler. Ainsi, la réalisation au milieu des années 2000, d’investissements municipaux dispendieux, a paralysé de nombreux projets structurants pourtant promis…

Tout cela se produit dans un contexte d’accroissement incontrôlé des dépenses de fonctionnement. L’important endettement induit par ces choix déraisonnables a réduit considérablement les marges financières de notre ville qui en est réduite à présenter des budgets sans souffle et sans ambition. Autrement dit, M. le Maire ne fait plus rien de significatif pour sa ville parce qu’il ne peut plus rien faire...

Quant à son influence à la Communauté Urbaine de Bordeaux, il a beau essayer de se mettre au premier rang sur la photo à côté de son mentor M. Juppé, elle est réduite à la portion congrue. La preuve en est… nous attendons toujours le tramway à Gradignan, en dépit des promesses électorales…

« Enlève d’abord la poutre de ton œil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l’œil de ton frère ».

Anne-Marie Keiser

Conseillère générale du canton de Gradignan Vice-présidente du Conseil Général de la Gironde Membre de la délégation française du Comité des régions de l’Europe