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La répartition de l’espace d’expression selon M. Canivenc

mis en ligne le : vendredi 22 octobre 2004.

Un lecteur attentif d’Ensemble, sympathisant du PS sans en être adhérent, nous a proposé une analyse détaillée des articles publiés sous le vocable « élus de la majorité » du n°197 au n° 210 de septembre 2004, soit l’équivalent d’un demi-mandat municipal permettant d’étudier leurs discours.

Le texte qui suit est un extrait de son analyse (accès au texte complet). Les nombres entre parenthèses renvoient au(x) numéro(s) d’Ensemble d’où sont extraites les citations en italique.

Les premiers numéros concernés d’Ensemble (du n° 197 au n° 205) adoptent une répartition de l’espace d’expression pour le moins curieuse, suivant une règle définie unilatéralement (six septièmes de l’espace pour les élus de la majorité et un septième pour ceux de l’opposition), en vertu d’un artifice dont M.Canivenc a le secret puisqu’il a calqué sa décision en fonction de la représentativité des deux listes au sein des commissions municipales, sachant que la liste qu’il conduisait a obtenu 57% des suffrages exprimés au deuxième tour, contre 43% pour la liste « Gauche plurielle rassemblée ».

On aurait pu s’attendre logiquement à une répartition de l’espace proportionnelle aux résultats électoraux par respect des électeurs. Que nenni ! La loi oblige à créer un espace d’expression politique mais n’en fixe pas les modalités d’application. C’est donc le fait du prince !

Contraint et forcé, M.Canivenc a sorti de son chapeau cette répartition inique comme pour bien montrer, et son éditorial l’annonce clairement, qu’il applique la loi à sa façon car lire la prose de la minorité polluerait à ses yeux la vie municipale (belle leçon de démocratie !) : « Ensemble n’a jamais été le journal de la majorité mais un instrument privilégié de communication entre élus (lesquels ? n.d.a ) et les habitants [...] les élus majoritaires de Gradignan (ceux de l’opposition n’ayant aucun moyen de faire connaître leurs points de vue ou leurs propositions n.d.a.) se sont toujours efforcés de présenter une information objective et ouverte sur la vie municipale. La loi pervertit le sens et le contenu d’un journal municipal... seuls les professionnels de la politique y trouvent leur compte » (206)

Comme si s’intéresser à la vie de sa cité devait être réservé à une élite dépositaire du bien public, seule habilitée à gérer Gradignan ! Nous vous laissons libres d’apprécier l’impartialité et l’objectivité de tels propos !