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Les socialistes ont fait le choix de réformisme de gauche. Face au libéralisme, nous voulons une société solidaire, celle qui offre à chaque individu l’occasion de s’accomplir grâce à la mobilisation la plus efficace des ressources collectives.
La société solidaire, c’est faire le choix du long terme : donner la priorité à l’Education, la Recherche, la Culture, l’Ecologie. Ce qui suppose des décisions fortes sur les priorités budgétaires, mais aussi sur nos propres modes de vie : transports, énergie, ville.
La société solidaire, c’est de lutter contre toutes les inégalités, leurs origines comme leurs conséquences. Ce qui suppose des mécanismes de redistribution adaptés, d’affirmer la légitimité de l’impôt et des services publics présents et efficaces.
La société solidaire, c’est celle qui refuse la formation de ghettos, celle qui ne se résigne pas à un partage insidieux entre territoires riches et quartiers abandonnés à toutes les violences. La société solidaire revendique la République, promeut la laïcité et refuse le communautarisme.
Le réformisme de gauche, c’est d’admettre que l’Etat est indispensable pour la transformation, mais qu’il ne peut désormais y parvenir que par la reconnaissance des acteurs sociaux et la mobilisation de toute la société.
Le réformisme de gauche, c’est une exigence démocratique, c’est la conviction que le renforcement de la citoyenneté est une condition pour la réussite individuelle et collective.
C’est la projet sur lequel nous devons travailler. Et nous ne le construirons pas seuls.