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Nous comptons, aussi, être très présents et très actifs dans le domaine de la solidarité intergénérationnelle et l’éducation. Depuis deux siècles, la Gauche a toujours été en pointe, le climat dominant est à la frilosité et au repli. A l’échelle de la commune, beaucoup peut être fait. Gradignan est perçue comme une commune privilégiée. Cependant, ici aussi, les inégalités se creusent, la solitude s’accroît… C’est à nous d’agir pour partager nos savoirs, nos compétences, notre disponibilité. Sans entrer dans le détail et en laissant toute la marge nécessaire à la réflexion collective, il faudra nous appuyer sur quelques points fondamentaux sur lesquels nous devons apporter des réponses réelles et concrètes à nos concitoyens :
1 – La politique de la jeunesse :
Les recettes miracles n’existent pas. Les fractures familiales, les nouveaux modes de vie, la société de consommation, l’individualisme toujours plus important font que, dans tous nos quartiers notre jeunesse s’ennuie. Le monde des adultes a du mal à comprendre cette période de la vie, celle de la recherche de soi, de la fragilité, de la recherche du risque et quelquefois de l’irrationnel. Les lieux de rencontres, d’échanges, de convivialité ou d’activités sortant des sentiers battus manquent réellement. Ceux qui existent sont insuffisamment soutenus et accompagnés. Il nous faudra mettre des moyens et surtout de l’imagination. Il faudra travailler avec tous ceux qui oeuvrent sur le terrain, sans sectarisme aucun, comme c’est le cas malheureusement aujourd’hui. Il faudra travailler avec les deux MJC, avec le PLG, avec nos deux collèges, avec la prévention spécialisée (Feu Vert), aujourd’hui isolée, avec la MDSI et la mission locale. Pour les plus âgés, il nous faudra, aussi, travailler plus étroitement avec la CLI de notre circonscription, les associations d’insertion (je pense à INCOTEC), le PLIE des Sources, mais j’y reviendrai.
2 – le vieillissement de notre population :
C’est inéluctable, les familles qui sont arrivées dans notre commune lors de sa croissance démographique, dans les années 60, 70, et même 80, vieillissent et la municipalité sortante s’est contentée de clientélisme, en créant, par exemple, ce comité consultatif des seniors. Elle n’a pas développé de vraies politiques offensives en la matière.
La solidarité inter/générationnelle doit être au cœur de nos préoccupations. Elle doit nous amener à lutter contre la très grande solitude d’une partie de nos concitoyens, à proposer des initiatives originales qui ont pour priorité, bien entendu, un maintien à domicile de qualité. Ainsi, il nous faudra travailler de concert avec les associations d’aide à domicile trop souvent isolées, je pense à Domicile Santé, véritable service public sur notre commune, très isolée aujourd’hui, oubliée par la municipalité par pur sectarisme.
Il nous faudra travailler avec le Conseil Général de la Gironde et créer sur notre territoire un Comité Local d’information et de Coordination (les fameux CLIC), lieu ressources pour les personnes âgées…
Si le maintien à domicile est une priorité, il faut, aussi, donner à nos aînés des hébergements publics (accueil de jour, accueil temporaire, accueil définitif) dignes, des hébergements publics de qualité ; à ce propos, il nous faudra, évidemment, complètement réhabiliter la maison de retraite publique de Gradignan pour que nos anciens accèdent au confort, au repos mérité et ainsi nous pourrons leur donner le respect que nous leur devons.
3 – Le logement :
Face à la très forte hausse de l’immobilier et à la rareté du foncier, notre commune est touchée de plein fouet par le manque cruel de logements locatifs. Sur ce point aussi, il nous faut mettre en place une politique offensive et ambitieuse. Il nous faut faciliter construction de logements nouveaux. Il faut permettre à nos enfants, à l’heure où ils quittent le domicile parental, d’habiter dans notre ville, s’ils le souhaitent.
Il nous faut aussi réfléchir à la revitalisation du parc existant, aux accompagnements nécessaires à la politique du logement (problèmes de loyers, garanties locatives, animations dans les résidences ….). C’est ainsi qu’il nous faudra ouvrir le dossier des réhabilitations des copropriétés dégradées. Certaines copropriétés, dans notre commune sont des endroits où l’on vit mal, où on ne boucle pas les fins de mois, où toutes les injustices de notre société frappent. Il faut nous en préoccuper pour que chacun puisse trouver le repos et la tranquillité en rentrant chez lui.
4 – L’éducation et l’enfance :
La solidarité doit aussi se manifester du mieux possible dans la politique de l’enfance et dans la politique scolaire. Je rappelle que la commune consacre une part importante de son budget à l’école. Là aussi nous devons être acteurs et non pas simplement opérateur immobilier. Notre action doit traduire notre volonté de favoriser l’égalité des chances, d’assumer au mieux notre rôle dans les activités péri scolaires. La mairie n’est pas simplement le fournisseur de repas ou le peintre des salles de classes. Le dialogue doit être permanent avec les enseignants, l’ensemble du personnel et les parents d’élèves. Il nous faut aussi construire de vraies relations avec nos deux collèges et notre lycée. Ils doivent être vraiment intégrés dans notre cité.
Notre système scolaire est un tout, c’est un ensemble qui doit être pensé globalement, au niveau municipal. Ainsi, je crois qu’il est indispensable pour le bon fonctionnement de nos associations sportives de leur permettre de profiter des installations sportives du lycée et des futures installations sportives du collège Monjous.
Pour finir sur ce thème, je l’ai déjà dit, le projet que nous élaborerons fera de la solidarité et de l’action sociale l’une de ses priorités…