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Depuis cet été, le PLU (Plan Local d’Urbanisme) a remplacé le POS (Plan d’Occupation du Sol) comme document d’urbanisme majeur.
Le POS avait ses défauts. Mais il avait aussi ses vertus. Imaginez un peu. Vous pouviez vous arranger avec un propriétaire. Il acceptait de vous vendre un très vaste terrain à prix d’ami. Vous aviez acheté dans une zone à faible Coefficient d’Occupation du Sol (COS). Le COS rapporté à la taille de la parcelle donnait la surface habitable de la maison que vous pouviez construire : grâce à ce vaste terrain, vous étiez assuré de bâtir une maison suffisamment grande pour vos besoins.
L’opération achevée, il vous suffisait de rétrocèder à votre vendeur une partie de la parcelle acquise, disons sa moitié. Astucieux, non ? Ou comment construire la maison de votre goût que vous n’auriez pas pu bâtir sur la surface que finalement vous aviez conservée. Ne souriez pas, cela s’est vu à Gradignan. Pas très reluisant certes, à la limite de la légalité peut-être, mais cela s’est fait.
Le POS, c’est fini. Comme le POS, le PLU a ses qualités ; il a aussi ses failles. Prenons les zones aujourd’hui classées UPl (Urbain Pavillonnaire Lâche), qui intéressent les quartiers sud de notre commune :
le PLU interdit que l’on bâtisse sur une parcelle de moins de 2000 m2. L’emprise au sol maximale sur les parcelles constructibles est de 8 % de la surface du terrain. Pour 2000 m2 de terrain cela donne 160 m2 de construction, au sol. Un étage est possible : voyez, nous sommes déjà à 320 m2.
supposons maintenant une société immobilière se rendant propriétaire de 6000, 8000 ou 10000 m2. Il est facile de voir ce que cela donnerait en terme d’urbanisme. La belle harmonie de nos quartiers sud serait alors en péril. A quand la révision du PLU ?
Jean-Paul Jourdan, Conseiller municipal