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Il est facile de s’en expliquer en s’arrêtant à la vérité des chiffres. Les dépenses de fonctionnement ont poursuivi, en 2006, leur progression (+3,5% en 2005, + 5,3% en 2006). Parmi les dépenses, les dépenses de personnel ont cru de + 5,7% (+ 5,8% en 2005) : on voit vers où nous mènent les choix dispendieux centrés sur l’affichage et la communication. Quant aux impôts, ils ont augmenté de 4,4% en 2006. Il faut bien financer les dépenses ! D’autant que les dépenses d’investissement par habitant ont été, de leur côté, multipliées par 2,5 entre 2005 et 2006 du fait de la construction et de l’équipement de la médiathèque.
« L’opération médiathèque » était tout à fait nécessaire, mais, compte-tenu de son coût, cette opération aura paralysé l’ensemble des projets structurants de notre commune. A preuve, les crédits nécessaires à la Maison des services publics et associatifs ont été inscrits au budget de… Depuis, ils ont été régulièrement reportés : en 2005, en 2006, en 2007, et, comble de cette affaire, les crédits inscrits pour 2007 sont partiellement…annulés par le budget supplémentaire !
Tour de passe-passe
Dans le même, temps, la majorité municipale n’ose pas avouer l’état de la dette financière de la commune. Tout ceci est un peu compliqué, mais on peut résumer sans transfigurer les choses : M. le Maire a inscrit au compte administratif 2006 la quasi-totalité de la dépense d’investissement relative à la médiathèque. Mais, par un tour de passe-passe comptable, il n’a pas inscrit la dette correspondante, qui s’élève à 4 641 000 euro. La dette apparaîtra au compte administratif 2007 qui sera présenté au conseil municipal… après les élections du printemps 2008.
Jean-Paul Jourdan