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La ville de Gradignan a toujours été détenue par la droite. La tâche sera difficile. Mais quelques résultats électoraux récents nous permettent d’espérer raisonnablement. Ainsi, à Gradignan, 53,3 % des électeurs ont voté pour la candidate socialiste, Ségolène Royal, lors du deuxième tour des élections présidentielles le 6 mai dernier. Le 17 juin, lors du deuxième tour des élections législatives, Alain Rousset, désormais député de la circonscription, a obtenu, à Gradignan, 56,7 % des voix. Ces chiffres constituent des records inégalés pour la gauche à Gradignan.
Ces victoires sont capitales. Elle nous permettent, en effet, d’envisager avec confiance les prochaines échéances municipales. Mais ne nous faisons pas d’illusion, si elles sont nécessaires, elles ne seront pas suffisantes. Il faudra aller la chercher cette victoire, voix par voix…comme Michèle Delaunay l’a fait à Bordeaux ; c’est, probablement, quelques petits pourcentages qu’il faudra faire basculer…
Je veux ajouter que nos espérances sont aussi portées par un réel enthousiasme, par une vraie envie de gagner. Je suis entourée d’une équipe proche d’une quinzaine de personnes. Nous travaillons depuis quelques mois, déjà, sur un projet municipal, sur une stratégie pour mener la bataille. Certains sont à mes côtés ; ils s’exprimeront, tout à l’heure, après moi. Nous avons pris l’habitude de travailler ensemble avec enthousiasme, et je l’espère avec efficacité ; nous partageons les mêmes valeurs, nous avons la même envie, la même volonté de gagner pour qu’enfin les lignes bougent à Gradignan… Il n y a pas de bataille gagnable, si il n y a pas l’envie de gagner. Et cette envie nous l’avons…
Si les enjeux d’une victoire municipale sont importants pour Gradignan, ils le sont aussi pour la Communauté Urbaine de Bordeaux. En effet, je vous rappelle que ce sont quatre conseillers communautaires gradignanais qui siègent à la CUB (sur 120). L’arrivée de trois ou quatre conseillers communautaires socialistes pourrait être décisive. Ainsi, mon élection à la CUB en 2003, à la suite d’un réaménagement de l’équipe municipale, avait permis de ravir à la droite un siège de conseiller communautaire, confortant la légère majorité de la gauche et rendant possible l’élection d’Alain Rousset après la démission d’Alain Juppé.