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Le gouvernement accorde une priorité absolue à l’emploi et veut revaloriser le travail...
C’est Faux !
Le pays connaît près de deux millions et demi de chômeurs. La perspective d’un taux de chômage de 10 % de la population active se profile d’ici à la fin de l’année 2003.
La loi de modernisation sociale qui permet de prévenir les licenciements et plus encore les licenciements boursiers a été remise en cause. Le dispositif des emplois-jeunes a été démantelé. L’élan de la réduction du temps de travail, brisé. Les défaillances d’entreprises se sont multipliées depuis 6 mois, au point de battre tous les records.
Pour la première fois depuis 1996, l’économie française détruit des emplois. Ainsi, au premier semestre, notre pays a perdu plus de 58.000 emplois. Les plans sociaux et autres licenciements collectifs s’accumulent ( Air Lib, Air Littoral, Metaleurope, Alstom, Yoplait, Altadis, Alcatel, Matra, Aventis...). En 2003, les crédits du ministère de l’emploi ont baissé de 6 % et le nombre de Contrats Emploi Solidarité a été réduit de 40.000.
La réhabilitation du travail passe d’abord par une politique active de l’emploi. Comment réhabiliter le travail quand le chômage explose ? Rappelons que du 1er juin 1997 au 1er mai 2002, la France a connu une baisse du nombre de demandeurs d’emplois de 916 000 et plus de 2 millions de créations d’emplois, grâce à une relance de la croissance, à la réduction négociée du temps de travail et au lancement réussi des emplois-jeunes.
Propositions du Parti Socialiste :
Mettre en place une politique active et volontariste en faveur de l’emploi,
Cesser de remettre en cause la réduction du temps de travail et la loi de modernisation sociale
Créer un dispositif d’aide à l’emploi spécifique aux jeunes
Multiplier les aides à la création d’entreprises et le soutien à l’investissement
Conditionner les exonérations de charges sociales à une obligation d’embauche pour les entreprises