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Le Solarium
Nous avions émis les plus grandes réserves sur cet équipement. Elles étaient motivées par le simulacre de concertation et par le choix d’un emplacement excentré. Nous avons vivement réagi face aux dérives financières de l’opération. Le coût prévisionnel était de 1,6 million d’euros. Il sera en fait de 3,66 millions d’euros, plus du double que prévu ! Nous pouvons valablement nous interroger sur la sous utilisation de cette salle, en dépit des efforts menés tous azimuts par la municipalité pour l’occuper et la faire occuper.
Le musée Georges de Sonneville
Ce musée ouvrira ses portes dans quelques mois. La ville, propriétaire de plus de 80 toiles de ce peintre local pourra ainsi les exposer. Nous avons soutenu ce projet car il concerne le patrimoine communal, témoignage de son passé viticole. Nous sommes pourtant dubitatifs sur le projet culturel associé au musée. Il ne saurait se réduire à une simple exposition permanente des œuvres de l’artiste. Nos questions sur ce sujet demeurent à ce jour sans réponse.
La médiathèque
Présenté en fin 200, ce projet devrait démarrer bientôt avec une livraison en 2006. Projet partagé, nous l’avons soutenu puisqu’il figurait dans notre programme électoral de 2001. Les carences de Gradignan en matière de lecture publique sont en effet criantes : le nombre de mètres carrés de bibliothèque pour cent habitants est deux fois plus faible que les préconisations retenues pour les villes de taille comparable. Ce projet est donc prioritaire. Mais la façon dont son bouclage financier a été envisagé nous laisse pantois. Le coût de l’opération est évalué à 8,075 millions d’euros TTC. La municipalité tablait sur un concours des fonds européens à hauteur de 1,4 million d’euros ; elle n’obtiendra probablement que le tiers : 540 000 euros. Des incertitudes pèsent donc sur les modalités de financement de la médiathèque. Le projet devait être financé pour 45% par des subventions publiques et pour 55% par un emprunt municipal. Il est à craindre que Gradignan doive emprunter plus que prévu : les investissements futurs sont ainsi menacés.
La maison des services publics et des associations
Le projet d’une maison des services publics et des associations que nous appelons de nos vœux depuis plusieurs années et dont la création avait fini par être annoncée par M. le Maire est gelé. Cette réalisation devait permettre non seulement de réhabiliter le château de l’Ermitage, mais aussi de doter nos associations d’un lieu d’accueil et de véritables moyens logistiques.
La salle du Solarium comme le musée de Sonneville n’étaient pas à nos yeux dans l’ordre des priorités. Leur réalisation a grevé inutilement les finances municipales ce qui rend aujourd’hui plus difficile le financement de la médiathèque à la réalisation de laquelle on aurait dû s’atteler par priorité. Les investissements de demain risquent de pâtir des choix qui ont été faits et du défaut d’anticipation de la municipalité en matière de financements.
Anne-Marie Keiser