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Au dernier salon, quelques innovations : la présence d’illustrateurs qui ont exposé leur méthode de travail aux scolaires, la participation d’importantes librairies comme MOLLAT et la machine à Lire, la création d’un café littéraire.
Mais nous restons dans un format Salon, c’est-à-dire une formule à l’intérieur de laquelle l’équipe organisatrice fait sans aucun doute beaucoup et laborieusement pour inciter aux rencontres, impliquer des enseignants avec leurs élèves, des lecteurs pour l’attribution de prix. Mais la formule, c’est son revers, favorise aussi l’attitude consumériste et pour beaucoup une démarche individuelle.
La municipalité est avec cette manifestation dans une démarche de démocratisation de la culture. Vous écrivez ou dites parfois que la population y est étroitement associée, je pense qu’elle pourrait l’être et gagnerait à l’être plus.
Depuis 2005 nous n’avons pas connaissance de bilan qualitatif rigoureux des enseignants, d’un échantillonnage conséquent de population assidue au Lire en Poche, de jeunes... en somme un retour de la population qui ouvrirait la porte à d’autres formulations que celle de la municipalité. Et qui permettrait peut être aussi de mesurer les attentes ou d’entendre des propositions qui feraient de la population des participants et acteurs plus actifs. Et pourquoi pas tenter d’adosser à l’équipe existante, un collectif de gradignanais intéressés et compétents tel que je l’ai formulé dans le numéro d’Ensemble de Nov/Déc 2010 pour enraciner au mieux la manifestation localement ? Oui à Lire en Poche pour faciliter l’accès à la culture du plus grand nombre, soutenir la création littéraire, contribuer à l’économie du livre , renforcer l’Image de la commune mais avec la volonté aussi de stimuler la richesse et la participation de la démocratie culturelle, ce qui ne devrait pas alourdir le budget.
Anne Banvillet