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Il a récidivé lors d’une deuxième réunion publique, le 29 novembre 2005, en présentant son « Projet de Ville » à l’horizon 2015 (pour un troisième mandat improbable ?), un intitulé bien ronflant pour un banal exposé des caractéristiques générales de Gradignan. Sans rien annoncer de réellement nouveau, il n’a cependant pas manqué de s’autocongratuler.
Un tramway nommé délire.
Il est revenu en janvier 2006, à l’heure des vœux aux « forces vives » (acteurs de la vie économique et associative), et a évoqué son intention de demander que l’on étudie l’arrivée du tramway à Gradignan.
Ce n’est qu’un nouvel effet d’annonce : soyons sérieux, rien ne saurait se décider en la matière, au moins pour de simples raisons budgétaires, avant une troisième, voire une quatrième tranche de développement du réseau communautaire, ce qui nous amène aux alentours de 2020-2025... et d’un quatrième mandat encore plus virtuel.
Personne ne niera la pertinence d’une réflexion à long terme, ni le besoin d’améliorer la situation des transports à Gradignan. Un article de Sud-Ouest du 21 janvier 2006 a fait état des « raleries » des gradignanais devant la médiocrité de la desserte en bus vers le centre de l’agglomération. Nous avions dès 2002 dénoncé l’incurie de la municipalité lors de la restructuration du réseau de transports en commun. Nous avons fait depuis, à plusieurs reprises, des propositions constructives et détaillées que le maire a soigneusement ignorées...
Cette obsession qu’a le Maire de communiquer à tout prix, de se montrer, de faire parler de lui serait-elle le signe d’un besoin de reconnaissance ? D’une inquiétude quant à sa légitimité ?
Rappelons-nous qu’en 2001, le maire élu était... René Canivenc et que M. Labardin était caché, bien à l’abri, en troisième position sur la liste proposée aux électeurs.