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Si la section de Gradignan condamne sans ambiguïté la violence de ces dernières semaines - violence des banlieues mais aussi violence des mots - elle est persuadée que la répression ne peut être la seule solution aux problèmes que connaissent les quartiers populaires.
Les habitants de ces quartiers subissent depuis déjà longtemps des discriminations :
discrimination à l’embauche : l’ensemble des acteurs économiques (entreprises, collectivités locales, Etat, ...) doivent mettre en œuvre tous les moyens possibles - comme le CV anonyme - pour retrouver l’égalité devant l’emploi
discrimination dans le domaine du logement : chaque commune doit se mettre en conformité avec la loi SRU. Gradignan est bien loin avec 13 % de logements sociaux des 20 % exigés. Son ancien maire avait même qualifié cette loi de « loi inique, loi socialiste ».
discrimination à l’école : l’école ne peut assumer seule le problème de l’intégration. Il faut au niveau national repenser le système scolaire de façon à restaurer l’égalité des chances en pratiquant une discrimination positive des territoires. Au plan local, les municipalités doivent favoriser l’accompagnement scolaire.
L’efficacité des actions préventives, y compris celle de la police de proximité, démantelée par N. Sarkozy, est aujourd’hui reconnue de tous. L’Etat et les collectivités territoriales doivent agir auprès des acteurs des services sociaux et du mouvement associatif qui travaillent sur le terrain au développement du tissu social.
Discriminations, délabrement de l’habitat et des structures familiales, poids du chômage,... en ne prenant pas la mesure de ce qui s’est passé, en s’imaginant que tout est redevenu « normal », les responsables de ce pays, à tous les niveaux, prendraient une lourde responsabilité.
Pour consulter les propositions du Parti Socialiste sur ce sujet