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Après Chateaudun (510 emplois), Laval (503 emplois), Canéjan est le troisième site que Flextronics ferme en un mois. Cette fermeture laisse exsangues 547 Girondins et leur famille ; 800 emplois en tenant compte des activités induites sont supprimés dont des entreprises sous-traitantes ( comme Synergy, entreprise C.A.T. ). Elle a pour conséquence un véritable gâchis industriel, économique et social.
En effet la spécificité de la production canéjanaise fait appel à des compétences de haute technologie qui doivent rester en France. La production de cartes électroniques pour le « Rafale » ne peut en aucun cas être délocalisée hors de France !!!
Le Conseil Général de la Gironde ne peut accepter le caractère brutal de cette fermeture au nom de la rentabilité car le groupe Flextronics est prospère. Il faut qu’au plus haut sommet de l’Etat se mette en place une politique de soutien à l’emploi, de lutte contre les stratégies des actionnaires : on achète une entreprise prospère, on prend possession de son portefeuille de clients et on la laisse mourir à petit feu.
Le Conseil Général de la Gironde, qui avait apporté en 1992 un soutien financier de 10 millions de francs (1,5 millions d’€), apporte son soutien aux salariés et à leur famille qui ne sauraient perdre leur emploi dans l’indifférence de ceux qui sont responsables d’une telle situation.
Le Conseil Général de la Gironde demande :
des éclaircissements sur la fermeture du site de Canéjan
l’organisation d’une table-ronde avec les différents protagonistes concernés dont l’Etat, les dirigeants, les collectivités locales, les organisations syndicales et les divers donneurs d’ordre principaux acteurs.
Le Conseil Général de la Gironde souhaite apporter une contribution dans la réindustrialisation du site, le développement de nouvelles activités et donc la création locale d’emplois.