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La majorité chercherait-elle à instrumentaliser les associations à des fins politiciennes ? Nous ne lui ferons pas ce procès. Qu’elle cesse donc, de son côté, de laisser croire que nous nous désintéressons du sort des associations. Celles-ci savent d’ailleurs à quoi s’en tenir. La façon dont elles nous accueillent, chaque année, lors du Forum des Associations, montre qu’elles ne se laissent pas duper par le discours de la majorité.
Dans la lettre que nous distribuons régulièrement, sous le titre « Gradignan ma Ville », nous avons proposé, à l’automne dernier, la création d’une « Maison des Associations », un lieu-ressource dans lequel les associations trouveraient salles de réunion, aides et moyens logistiques divers. De son côté, M. le Maire avait envisagé d’aménager une partie du château de l’Ermitage en lieu d’accueil pour les associations. Le projet vient d’être gelé, sinon enterré. La majorité nous explique que cela ne gênera en rien le service rendu aux associations ; certes, mais avec une « Maison des Associations », ce qui est attendu, ce n’est pas un maintien du service rendu, mais son amélioration sensible.
Pourquoi ce renoncement ? Les « incertitudes » - le mot est de M. l’adjoint à l’urbanisme - qui entourent les conditions de financement de la médiathèque en sont la cause. Une médiathèque à Gradignan, nous l’attendons tous depuis des années. Mais, pour la construire, la Ville n’obtiendra très probablement pas les crédits sur lesquels M. le Maire avait tablé un peu trop hâtivement selon nous. Pour payer la médiathèque, la commune devra donc mobiliser plus qu’elle ne l’envisageait au départ ses ressources propres et elle devra recourir davantage que prévu à l’emprunt. Comme la « Maison des Associations » aujourd’hui, c’est l’ensemble des investissements municipaux qui, demain, risque d’en pâtir.