|
|
|
|
|
|
|
|
Sur les aspects financiers :
Nous avons dit combien il est difficile d’en juger, devant l’absence de données chiffrées et le flou des formulations ( « optimiser les ressources », « gestion prudente » : sourions en imaginant un texte qui dirait autre chose du style « il convient d’aborder les dépenses sans aucun souci de rigueur, ni des ressources disponibles » ) . Je noterai seulement le terme de « redéploiement des moyens », que vous avez employé, bien proche de celui que j’avais employé pour qualifier les possibilités offertes par les départs à la retraite des agents et les évolutions de carrière. Votre adjoint aux finances avait été narquois, disant alors que j’avais une approche technocratique, et qu’il était déplacé de parler de « marge de manœuvre » pour le personnel municipal.
Quid de la maîtrise nécessaire des dépenses de fonctionnement ? Quel objectif ? L’an dernier vous affichiez un + 4 %, qui allait devenir près de + 5 % dans le budget. Et cette année ? Vos propositions concrètes sur ce point, dans un contexte fortement contraint, sont attendues, puisque nous n’avez pas même daigné avancer un chiffre.
Sur le contenu :
On se contentera dans un premier temps de noter que plusieurs de vos propositions étaient à notre programme. Saluons par exemple le « diagnostic énergétique des bâtiments communaux » que nous avons appelé de nos vœux à plusieurs reprises. L’entretien du patrimoine bâti absorbera quant à lui « une large part de l’investissement ». De deux choses l’une, soit nous allons voir un plan ambitieux de remise à niveau de ce patrimoine, soit, en dehors de Loustalot, il n’y a pas grand chose à investir.
Votre texte relatif à l’Agenda 21 fait naître quelques craintes. « Les enjeux financiers devront rester supportables pour la ville ». Bien entendu, qui les voudrait insupportables ? Mais, encore une fois, qu’est ce que cela signifie ? Quelle sera l’envergure réelle des ambitions municipales dans ce domaine ? Voilà bien des questions qui mériteraient un débat approfondi, que le format du Conseil Municipal ne permet pas, nous le déplorons.
Enfin, une question (sans attitude « misérabiliste » de ma part) : pourquoi n’évoquez-vous pas l’aménagement de l’entrée de Malartic. Il était, croyons-nous, à l’étude en 2009 (mais aucune conclusion n’a été communiquée aux élus d’opposition). Ce projet fait l’objet de l’action 4D du CDD avec la CUB. Qu’en est-il en 2010 ?
Sur l’affichage et la méthode
Qu’est ce qu’une « vraie » concertation ? Nous n’avons pas, chacun le sait ici, la même conception de la concertation. Nous croyons à la vertu de la démocratie participative. Cela n’a rien à voir avec les grand-messes, qui relèvent certes de la communication politique et du défouloir mais qui ne permettent en aucun cas des échanges approfondis et ne laissent pas la possibilité aux citoyens de contribuer sereinement et positivement à l’élaboration des décisions.
Nous croyons aussi, comme vous sans doute, à la vertu de la démocratie représentative. Vous êtes aux affaires. Nous sommes minoritaires. Mais comment pouvez-vous justifier une attitude qui conduit à écarter les élus d’opposition de toute discussion réelle ? La tribune que constitue ce Conseil est le seul espace dans lequel nous pouvons espérer que nos arguments seront entendus et, qu’à force de répétition, vous en tiendrez peut-être compte (une future délibération me donnera l’occasion de revenir sur ce point). En effet, à Gradignan, les élus d’opposition sont méthodiquement exclus de toute discussion préalable et constructive, même sur les thèmes les plus consensuels. Que dire des commissions municipales ? Pouvez-vous, M. le Maire, nous dire à quelle occasion, depuis 2 ans, un débat a pu naître entre nous, hors de cette salle, sur un sujet quelconque concernant tous les Gradignanais ? Pouvez-vous nous expliquer, M. le Maire, pourquoi certaines de ces commissions ne respectent même pas la fréquence de réunion imposée par le Règlement Intérieur que nous avons voté, soit deux réunions par an ?
Je terminerai en revenant au contenu et à la position affichée face au monde associatif :
La remise aux calendes grecques de la Maison des Associations est hélas, devenue un marronnier du D.O.B. Cette Maison figurait pourtant à votre programme. Cela fait au moins cinq ans que tout début de commencement d’ébauche de réalisation est reporté à des jours meilleurs. Un fait nouveau pourtant cette année : le rez-de-chaussée de l’Ermitage sera probablement occupé de manière temporaire par le R.A.M. Le temporaire risque de durer, et les associations de Gradignan, d’attendre longtemps. Monsieur le Maire, nous pensons que la richesse du tissu associatif de Gradignan mérite plus de considération.
Je demande que le texte de cette déclaration soit publié au Registre des Délibérations.
Denys Breysse, Conseiller Municipal