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« La commune de Gradignan se compose d’un bourg, de treize villages, d’une vingtaine de hameaux » lit-on dans un livre paru en 1839. Aujourd’hui, villages et quartiers continuent, par leur diversité, à faire la richesses de notre commune.
Que nous disent les habitants de ces quartiers ? Qu’ils se sentent plutôt bien dans leur quartier. Mais ils disent aussi qu’ils se sentent délaissés, que l’éclairage public, les trottoirs, lorsqu’il y en a, la voirie, sont par endroits négligés ; que les espaces boisés publics, à côté de chez eux, sont mal entretenus, que le réseau des pistes cyclables est insuffisant, que les nuisances liées à l’augmentation de la circulation s’accroissent... La commune n’est certes pas responsable de tout. Mais elle peut et doit agir dans les domaines qui sont de sa compétence.
Le Projet de Territoire Communal actuellement en cours d’élaboration doit absolument intégrer une réflexion sur l’avenir des quartiers, ceux du sud de la commune en particulier. Leur urbanisation sera demain un enjeu majeur. On doit refuser, naturellement, leur densification à tout crin. Il nous faut conserver leur identité. Mais cet impératif ne doit pas devenir un alibi pour que l’on n’y fasse rien. Ces quartiers ont besoin d’être vivifiés. Il faut y promouvoir un urbanisme modéré, à l’échelle humaine, rescpectueux de l’environnement (norme haute qualité environnementale), et qui puisse permettre à des jeunes foyers de s’y installer. L’implantation d’un petit commerce rendant des services de proximité pourrait aussi constituer un bon moyen de les animer. Quant aux associations de quartiers, là où elles existent, il faut les aider. Il faut également encourager et accompagner les initiatives allant dans le sens de la constitution de telles associations.
A quand la création de comités de quartier ? certes, la loi ne fait pas obligation à la commune de Gradignan de s’en doter. Faut-il vraiment attendre que le législateur la contraigne ? Diverses formules sont possibles ; elles n’attendent qu’à être mises en oeuvre. La ville dispose d’un important patrimoine immobilier disséminé sur son territoire et souvent sous-employé. Plusieurs de ces bâtiments pourraient être aménagés en « maisons de quartier » ouvertes aux associations locales et aux habitants. Ce serait un bon moyen de donner une autre dimension au « vivre ensemble » en resserrant les liens de voisinage. Tout ce qui ira dans ce sens recevra notre adhésion : nous attendons la majorité sur ce terrain.