|
|
|
|
|
|
|
|
Les travaux d’aménagement de l’avenue de la Poterie, à partir du rond-point de l’Hippodrome, réalisés au printemps dernier - pose d’un enrobé silencieux, création d’un terre plein central pour casser la vitesse - s’avèrent notoirement insuffisants. Les riverains de cette rue continuent de subir les nuisances provoquées par le ballet permanent, jour et nuit, six jours sur sept, des camions des entreprises de transport installées sur la zone d’activités Actipolis. Ils sont excédés : on les comprend aisément.
Rappelons que les camions ne peuvent entrer ou sortir de la zone Actipolis que par Gradignan, l’ancien Maire de Canéjan ayant pris, en son temps, un arrêté interdisant aux poids lourds de plus de 3,5 tonnes de circuler sur sa voirie communale. Avec son art consommé de l’esquive, la mairie de Gradignan considère donc que le règlement du problème se trouve entre les mains des nouveaux élus de Canéjan. Pourtant les nuisances sont bien sur Gradignan.
C’est oublier bien vite la part de responsabilité que Gradignan a dans cette affaire. En effet la zone d’Actipolis est antérieure à la construction des habitations les plus récentes construites sur l’avenue de la Poterie. La Mairie a, en outre, continué à délivrer les permis de construire sur ce secteur et ce après l’installation des premières entreprises de transport sur la zone. Les riverains de l’avenue de la Poterie sont, ainsi, en droit d’attendre de la municipalité de Gradignan davantage que ce qu’elle a fait jusqu’à présent. On attend des élus de Gradignan représentant la ville au sein de la Communauté Urbaine de Bordeaux qu’ils se saisissent enfin de ce dossier.