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Le texte qui suit est un extrait de son analyse (accès au texte complet). Les nombres entre parenthèses renvoient au(x) numéro(s) d’Ensemble d’où sont extraites les citations en italique.
La majorité se satisferait d’une gestion communale paternaliste, faite d’embonpoint et de rondeur, de familiarité et de rencontres où il serait de bon ton de taire ses différences dans une cogestion digne d’une autre époque (199) : « la majorité municipale entend faire vivre le débat local de manière directe et dynamique ». Mais, parfois, l’opposition s’abstient ou même s’oppose ( !) : « son comportement est contradictoire car elle ne manque pas de déclarer son soutien aux associations » lit-on à propos de l’abstention lors du vote du budget. Manipulation, intox , provocation...
Est-ce vraiment trop compliqué pour M. le Maire de comprendre que la remise en cause de certaines orientations générales d’une politique ne signifie en rien une hostilité aux associations ?
Quand l’opposition vote à l’unisson, la majorité la soupçonne d’arrières pensées qui ont pu aboutir à cette unanimité. La Mission locale des Graves en est une parfaite illustration. La minorité écrit : « nous disons oui à la Mission locale des Graves car elle permet une prise en charge plus globale des jeunes que la PAIO ». Quand M. Del Perugia répond dans le même numéro d’Ensemble (202) que les élus de la majorité « n’accepteront pas que l’insertion des jeunes devienne un enjeu de politisation...ou un outil pour servir l’intérêt de quelques-uns », regrette-t-il une perte de pouvoir ?
A défaut, on écrit tranquillement : « l’opposition s’est réjouie des orientations prises et a validé les engagements de la majorité » (opération du Musée Georges de Sonneville, mise en conformité du PLH avec la loi SRU, projet de Médiathèque). On respire : on est parfois entre gens de bonne compagnie !