Vous êtes ici : Expression politique - débats > Pour une constitution européenne
Action locale du P.S.
:: Calendrier des réunions
:: Campagne des municipales et cantonales de mars 2008
:: L’organisation de la section et du Parti Socialiste
:: La vie de la section
Entre vous et nous - contacts
:: Echanges à propos du site
:: Liens utiles
:: La Communauté Urbaine de Bordeaux
:: Nous contacter
Expression politique - débats
:: Forum
:: La Section de Gradignan s’exprime
:: Le Parti Socialiste propose
Gradignan par thèmes
:: Démocratie locale et citoyenneté
:: Enfance et jeunesse
:: Environnement, urbanisme, transports
:: Finances locales, budget, impôts
:: Vie associative, sports et culture
:: Vie quotidienne : proximité, action sociale, emploi
:: Vitalité économique, entreprises, universités
La vie de la commune
:: Actualité locale
:: Conseil Municipal
:: Echos des quartiers
:: Faits et gestes de la majorité de droite
Nos élus - leur action
:: Gradignan ma Ville (Journal des élus)
:: Leur action dans la commune
:: Nos conseillers municipaux
:: Notre conseillère générale
Scrutins précédents à Gradignan
:: Elections cantonales
:: Elections européennes
:: Elections législatives
:: Elections municipales
:: Elections présidentielles
:: Elections régionales





Nos compte-rendus des conseils municipaux
Quartiers : compte-rendus des visites
Sommaire détaillé de Gradignan ma Ville

Dans la même rubrique

Pour une constitution européenne

Appel des socialistes européens (18 décembre 2003)
mis en ligne le : lundi 29 décembre 2003.

Le sommet de Bruxelles est un échec : l’adoption de la Constitution européenne a été repoussée sine die. Des socialistes du Parlement européen appellent au sursaut.

A qui la faute ?


- A Berlusconi, qui a commencé sa présidence dans l’insulte pour la terminer dans les pitreries.
- Aux dirigeants polonais et espagnols qui ne se sont pas comportés en Européens.
- Aux Français et Allemands qui ont perdu toute crédibilité auprès de leurs partenaires en malmenant unilatéralement le pacte de stabilité qu’ils avaient à tort imposé.
- A Chirac qui n’est pas le mieux placé pour expliquer aux Polonais et aux Espagnols que le traité de Nice, qu’il a lui-même si mal négocié, n’est pas adapté à l’élargissement engagé depuis 10 ans. Chirac qui agresse parfois et maltraite toujours les nouveaux venus au lieu de chercher à s’en faire des alliés !
- A la perte de l’esprit européen.

Il est temps de dire aux citoyens ce qu’ils perdront si la Constitution adoptée par la Convention est enterrée.

Pas de Constitution, cela signifie :

- pas de Charte des droits fondamentaux renforçant les droits sociaux au plan européen
- pas d’objectifs de plein emploi, d’économie sociale de marché, de développement durable pour contrebalancer la logique de concurrence
- pas de ministre européen pour construire une politique étrangère commune
- pas de Parlement européen pleinement législateur et donc de lois européennes adoptées démocratiquement, intégrant les attentes des citoyens
- pas de politiques européennes approfondies sur l’asile, l’immigration, la justice
- pas de base juridique pour une loi européenne préservant les services publics
- pas d’initiative citoyenne des lois
- pas de lien entre les élections européennes et le choix du président de la Commission
- pas de personnalité juridique de l’Union pour qu’elle siège dans les organisations internationales
- pas d’institutions plus efficaces pour décider à la majorité.

Pas de Constitution, cela signifie une Europe moins forte, moins démocratique, moins sociale, moins politique.

Au lieu de proposer une sortie de crise, Chirac, au nom de la France et les gouvernements de cinq autres Etats membres brandissent des mesures de rétorsion financière qui ne laisseront que des miettes à nos agriculteurs, à nos zones rurales et urbaines en difficulté et confineront les pays qui nous rejoignent dans un retard de développement préjudiciable à tous.

Plus que jamais une Constitution est nécessaire à l’Europe, sauf à la réduire à une zone de libre échange ! Sauf à la rendre impuissante face aux Etats-Unis. Plus que jamais nous devons réclamer aux responsables gouvernementaux de se ressaisir et de reprendre la négociation pour retrouver la voie de l’indépendance et de l’avenir d’une Europe politique et sociale, conforme à ses valeurs.

Face à cette crise de l’Union européenne qui remet en cause un demi-siècle d’efforts pour réunifier le continent européen, le pacifier et lui assurer indépendance et garanties sociales pour empêcher une mondialisation sauvage, nous appelons à une large mobilisation de tous les Européens, responsables politiques, militants, membres d’ organisations et d’associations, citoyens pour sauver le projet européen.

Parmi les premiers signataires de l’appel : Pervenche Berès, Marie-Arlette Carlotti, Danielle Darras, Harlem Désir, Olivier Duhamel, Jean-Claude Fruteau, Georges Garot, Marie-Hélène Gillig, Catherine Guy-Quint, Adeline Hazan, Bernard Poignant, Michel Rocard, Martine Roure, Gilles Savary, François Zimeray...

Vous pourrez soutenir cette motion et réagir sur le site Web de la Délégation Socialiste Française au Parlement Européen