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Projet de déclaration de principe du Parti Socialiste

mis en ligne le : dimanche 11 mai 2008.

Le Parti socialiste vient d’élaborer un projet de « déclaration de principe » pour 2008, la cinquième seulement en un siècle… Ce projet de « déclaration de principes » offre un nouveau regard sur les fondements de la théorie socialiste et la société qu’il entend construire pour les prochaines années.

Précisons d’abord que ce projet a été élaboré par la Commission de la Rénovation qui rassemble toutes les sensibilités du Parti. Et qu’il sera soumis à débat, puis au vote des fédérations, avant d’être adopté lors de la Convention nationale du 14 juin 2008.

La déclaration n’est ni un projet, ni un programme, ni même encore un ensemble de mesures. Elle se résume par des idées fortes. C’est la carte d’identité du Parti. Il ne s’agit cependant pas d’une plate-forme programmatique, mais d’un texte précis et concis.

Quels sont les fondements théoriques de cette nouvelle déclaration ?

Elle débute par un préambule qui se réfère aux racines historiques du Parti. La première partie s’interroge sur les finalités fondamentales, à partir d’une réflexion sur la personne humaine, la libération, les discriminations… Ce qui revient à définir très clairement les rapports entre égalité et liberté. Gardons bien à l’esprit que la perspective égalitaire de notre engagement se fait au nom des libertés.

Il apparaît également très clairement qu’il ne peut y avoir de libération possible qu’au prix d’une véritable sauvegarde de la planète. Cette déclaration fait donc du développement durable une finalité en soi, ce qui nous conduit à redéfinir la notion même de progrès. Progrès humain, pour commencer, mais aussi rapport à la science, en mettant l’accent sur le principe de précaution… Autant de réflexions qui ne figuraient pas dans les précédentes déclarations de principes.

Quelles perspectives ce texte dresse-t-il ?

Notre objectif est de démontrer que nous avons toujours un rapport critique au capitalisme, en donnant une définition claire et précise de notre positionnement. Nous érigeons ainsi en principe la notion d’économie sociale et écologique du marché. Si celui-ci a toute sa place dans notre société, il ne doit pas moins être soumis à régulation dans le cadre d’une intervention de la puissance publique, là où c’est nécessaire et indispensable. Nous donnons donc un fondement théorique à la formule consacrée de Lionel Jospin : « Oui à l’économie de marché, non à la société de marché ». Un certain nombre de biens ne peuvent être distribués par le seul marché.

Dès lors que nous parvenons à démontrer qu’il y a équivalence entre dignité humaine et sauvegarde de la planète, il nous faut imaginer un modèle de développement qui puisse allier action économique, impératif écologique et protection sociale. Nous tentons ensuite de définir ce qui résulte de l’apport historique des socialistes dans les sociétés européennes : quelle est notre conception de l’État, au regard du système économique dans lequel nous vivons ? Quels objectifs pouvons-nous lui assigner, en termes d’innovation, d’investissement et de redistribution ? Toutes ces notions sont analysées sous un angle international, affirmé dès l’origine par Jean Jaurès, et réaffirmé par la suite. Nous parlons aussi de notre conception de la France à la fois ouverte, singulière et universaliste.

Cette déclaration de principes fixe enfin dans le marbre quelques caractères propres à notre vocabulaire commun, que nous nous efforçons de définir. Qu’entendons-nous au juste par République ou laïcité ? Quelle est notre conception de la justice et de l’Europe ? Quid de notre rapport à la démocratie ? Autant de questions qui sont clairement identifiées ici. Sans doute plus encore que par le passé.

Le socialisme peut-il incarner un nouvel espoir face aux méfaits du capitalisme et de l’ultralibéralisme ?

Celles et ceux qui ont travaillé sur cette déclaration sont convaincus de la pertinence de l’action et de la théorie socialistes. À sa lecture, on comprend pourquoi le socialisme démocratique, différent du libéralisme, porte un message qui répond aux problématiques posées par notre siècle : préservation de la planète, développement équilibré, lutte contre les inégalités… Ce qui fait la force du socialisme, c’est qu’il est capable d’allier l’idéal au réel, le futur et le présent, tout en assumant les contradictions de notre société. Ce n’est pas une faiblesse, mais une force qui permet une adaptation aux aléas auxquels nous sommes sans cesse confrontés. C’est en ce sens qu’il porte un espoir, non pas seulement parce qu’il est une idée, mais surtout parce qu’il allie théorie et pratique.

Alain Bergougnioux, secrétaire national du PS


Pour consulter le texte de la déclaration

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