Vous êtes ici : Expression politique - débats > Projet du Parti Socialiste pour 2005
Action locale du P.S.
:: Calendrier des réunions
:: Campagne des municipales et cantonales de mars 2008
:: L’organisation de la section et du Parti Socialiste
:: La vie de la section
Entre vous et nous - contacts
:: Echanges à propos du site
:: Liens utiles
:: La Communauté Urbaine de Bordeaux
:: Nous contacter
Expression politique - débats
:: Forum
:: La Section de Gradignan s’exprime
:: Le Parti Socialiste propose
Gradignan par thèmes
:: Démocratie locale et citoyenneté
:: Enfance et jeunesse
:: Environnement, urbanisme, transports
:: Finances locales, budget, impôts
:: Vie associative, sports et culture
:: Vie quotidienne : proximité, action sociale, emploi
:: Vitalité économique, entreprises, universités
La vie de la commune
:: Actualité locale
:: Conseil Municipal
:: Echos des quartiers
:: Faits et gestes de la majorité de droite
Nos élus - leur action
:: Gradignan ma Ville (Journal des élus)
:: Leur action dans la commune
:: Nos conseillers municipaux
:: Notre conseillère générale
Scrutins précédents à Gradignan
:: Elections cantonales
:: Elections européennes
:: Elections législatives
:: Elections municipales
:: Elections présidentielles
:: Elections régionales





Nos compte-rendus des conseils municipaux
Quartiers : compte-rendus des visites
Sommaire détaillé de Gradignan ma Ville

Dans la même rubrique

Projet du Parti Socialiste pour 2005

Extraits du discours de François Hollande lors de ses voeux à la presse
mis en ligne le : lundi 31 janvier 2005.

2004 avait été une année de succès électoraux pour le Parti socialiste. 2005 doit être une année de préparation de l’avenir.

La préparation de l’avenir est une fonction qui, généralement, relève plus de la majorité que de l’opposition. Il se trouve que, paradoxalement, elle nous revient.

L’inquiétude des Français n’a jamais été aussi forte qu’en ce début d’année : hausse du chômage, développement de la précarité, stagnation du pouvoir d’achat des ménages, degradation des conditions d’accès au logement, ac célération de la privatization des services publics... De nombreuses categories, et c’est légitime, expriment leur mécontentement.

Et, dans ce contexte de doute, d’inquiétude et d’incertitude, le pouvoir a perdu toute crédibilité. Personne ne croit plus - sauf peut-être l’intéressé - que Jean-Pierre Raffarin soit encore Premier ministre.

Qui peut prétendre qu’il conduit et détermine la politique de la Nation ? Qui peut imaginer que le contrat pour 2005 engage d’autres que lui-même, c’est-à-dire pas même son gouvernement et sa majorité ? Qui peut encore espérer que le chômage baissera de 10% cette année, alors que la prévision de croissance, pour l’année 2005, fixée à 2,5% est déjà revue autour de 1,9% ? Que valent les engagements prioritaires du budget 2005, quand tout est prioritaire et quand 7 milliards d’euros sont gelés dès le mois de janvier à peine votée la loi de finances, au mépris des droits du Parlement ? Il serait injuste -je ne veux donc pas l’être- de faire peser sur le Premier ministre la responsabilité d’une politique dont il n’est qu’un exécutant maladroit. C’est le Chef de l’Etat qui rend la mission aussi impossible qu’impopulaire.

Personne ne croit plus aux promesses de Jacques Chirac. Celles de ce début d’année découragent même les plus crédules. Là encore, les promesses ont dépassé l’entendement budgétaire, mais aussi les règles de la justice sociale les plus élémentaires.

Comment prétendre - il faut être Jacques Chirac pour le faire - pouvoir baisser, en 2006, l’impôt sur le revenu de 20 % - soit 13 milliards d’euros -, supprimer toutes les cotisations sociales au niveau du SMIC (2 milliards d’euros), réduire d’un tiers la taxe professionnelle (3 milliards d’euros) sans oublier, au passage, la promesse de ramener à 5,5% la TVA sur la restauration (2 milliards d’euros), tout en annonçant -dans le même temps et tout bien pesé- une augmentation des dépenses pour la Recherche et une réduction du déficit, conforme à nos engagements européens, alors même que la soulte EDF de 7,7 milliards d’euros ne jouera plus ? Poser la question, c’est ne pas pouvoir résoudre l’équation.

Une telle méthode, faite de décalage entre les mots prononcés et les actes réalisés, n’est pas seulement grave pour le pouvoir, elle affaiblit encore l’autorité de l’Etat, abaisse le débat public, abîme la parole politique.

PREPARER L’AVENIR, C’EST DEFINIR UN PROJET POUR LA FRANCE

Toute l’année 2005 sera consacrée à ce travail indispensable... Nous fixons alors une perspective longue qui dépasse le temps d’une législature ou d’un quinquennat. Nous voulons tracer la voie d’un projet pour les dix années qui viennent.

Nous posons ensuite [trois principes pour la construction de notre projet] :

-  La volonté, sans laquelle la politique n’est plus qu’une gestion ; il faut dire ce que nous voulons changer et clairement ;

- La vérité, sans laquelle la politique n’est plus qu’un vœu, un long vœu tranquille ; il faut dire ce que nous ne pourrons pas changer dans un temps donné ;

-  La fiabilité, sans laquelle la politique n’est plus qu’une communication ; il faut dire comment nous pouvons changer la société telle qu’elle est.

Nos priorités seront donc entièrement tournées vers l’investissement pour l’avenir : l’Education, la Recherche, l’environnement, le logement, la ville et l’emploi. La dimension institutionnelle s’inscrit nécessairement dans cette perspective longue.

Notre méthode doit être fondée sur la démocratie :

- Implication directe de nos adhérents... et nous associerons dès à présent aussi nos sympathisants à l’élaboration de nos propositions, en lançant l’idée des « adhérents du projet » ; tous ceux qui veulent construire avec nous ce projet des socialistes doivent être considérés déjà comme des adhérents de ce projet ; ensuite, s’ils veulent rester au Parti socialiste, tant mieux !

- Dialogue avec les Français, à travers leurs représentants, syndicats, associations, mais aussi directement (questionnaires, internet...).

- Débat avec nos partenaires de la gauche.

Notre objectif est de proposer un contrat autour d’une équipe, voire d’une coalition qui devra être d’ores et déjà prête avant les grandes consultations de 2007. C’est ainsi que nous donnerons force à ce que j’appelle la gauche durable.

[...]

PREPARER L’AVENIR, C’EST AUSSI EXERCER LES RESPONSABILITÉS QUI NOUS ONT ÉTÉ CONFIEES PAR LE SUFFRAGE UNIVERSEL, NOTAMMENT EN 2004...

Nos 20 régions se sont mises au travail : la gratuité des livres a été généralisée et sera totale d’ici 2 ans ; les emplois tremplin ont été mis en place ; de nouvelles politiques de transports publics ont été lancées.

Cette politique s’inscrit dans un contexte extrêmement difficile pour les collectivités locales : sur le plan économique, avec de nombreux plans sociaux ; sur le plan financier avec la remise en cause des contrats de plan et les défausses de l’Etat ; sur le plan administratif, avec le casse-tête de la gestion du personnel de l’Education nationale.

Un premier bilan de notre action sera établi au printemps. Les socialistes doivent montrer que lorsqu’ils prennent des engagements, quand ils font des promesses, ils les tiennent et ils en rendent compte au peuple qui leur a fait confiance. Les priorités qu’ont choisies les Régions ou les Conseils généraux -en fonction de leurs compétences- rejoignent les nôtres (Education, environnement, transports et la démocratie).

[...]

Je veux enfin adresser un message d’espoir aux Français. Les temps sont difficiles, durs, âpres, douloureux dans le monde, en France. Le sentiment peut s’installer, face à des forces qui paraissent insurmontables, qu’il n’y aurait plus de place pour la volonté humaine et que le repli sur soi serait la seule forme de protection.

Je veux, avec les socialistes, démontrer que la politique ne se réduit pas à des compétitions de tempéraments, à des ruses ou à des enjeux personnels. La confrontation des idées, la démocratie, l’engagement sont plus que jamais d’actualité.

Voilà pourquoi il faut avoir espoir. Espoir dans un monde plus équilibré, dans une Europe plus forte et dans le changement en France qui viendra, si nous en sommes dignes, en 2007. Ce n’est pas un rêve ou un vœu. C’est une volonté. Elle est possible.